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Professeur des universités en Sciences de l'Éducation (Université LUMIERE-Lyon 2), ancien directeur de l'INRP (Institut National de la Recherche Pédagogique). Il est aujourd'hui directeur de l'IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) de Lyon. Philippe Meirieu est intervenu dans le cadre des Rencontres nationales des classes de ville et d'architectures, organisées par le ministère de l'Education nationale et le ministère de la Culture, le 30 mai 2001.
Philippe Meirieu est l'auteur de très nombreux ouvrages et articles sur la pédagogie et l'école, notamment :
- Repères pour un monde sans repères, Desclée de Brouwer, 2002.
- Le Pédagogue et les Droits de l'enfant : Histoire d'un malentendu ?, Edition du Tri, 2002.
- La machine-école, Galllimard, 2001.
- Lettres à quelques amis politiques sur la République et l'état de son école, Paris, Plon, 1998.
FORMATION :
- C.A.P. d'instituteur
- Licence et maîtrise de philosophie
- D.E.A. de Sciences de l'Éducation à l'université LUMIERE-Lyon 2
- Docteur d'État ès Lettres et Sciences humaines
PARCOURS PROFESSIONNEL :
_____ 2001
Directeur de l'IUFM de Lyon.
_____ 1998-2000
Directeur de l'Institut national de recherche pédagogique.
_____ 1997-1998
Président du Comité d'organisation de la consultation et du colloque : "Quels savoirs enseigner dans les lycées?".
_____ 1993-1998
Directeur de l'Institut des Sciences et Pratiques d'Éducation et de Formation (ISPEF) de l'Université LUMIERE-Lyon 2.
_____ 1987
Professeur en Sciences de l'Éducation à l'Université LUMIERE-Lyon 2.
_____ 1983-1987
Formateur à la MAFPEN de Lyon et chargé de cours à l'université.
_____ 1980-1986
Rédacteur en chef des Cahiers pédagogiques.
_____ 1970-1983
Professeur de philosophie et de lettres dans l'enseignement secondaire.
DERNIERES PUBLICATIONS :
Repères pour un monde sans repères, Desclée de Brouwer, 2002.
Le Pédagogue et les Droits de l'enfant : Histoire d'un malentendu ?, Editions du Tri, 2002.
La machine-école, Gallimard, 2001.
Avant-Propos de Stéphanie Le Bars, p. 9-11.
"Eminence grise, conseilleur du prince, pourvoyeur d'idées, tête chercheuse, homme de l'ombre, rédacteur 'anonyme' de notes 'confidentielles', conseiller spécial, chargé de mission : qu'ils les mettent en avant ou pas, les ministres aiment à s'entourer d'experts susceptibles de les éclairer sur des dossiers de fond ou capables de leur fournir une rédaction rapide sur des sujets d'actualité.
Depuis près de quatre ans, l'universitaire Philippe Meirieu a rempli ce rôle: de manière officielle auprès du ministre de l'Education nationale, Claude Allègre, et, de façon plus discrète, auprès de son successeur, Jack Lang.
Chef d'orchestre de la consultation sur les lycées décidée en 1997 par M. Allègre, Philippe Meirieu fut aussi, sous ce ministère, ordonnateur de la Charte de l'école primaire et prit la tête de l'Institut National de Recherche Pédagogique (INRP). Après avoir renoué durant quelques mois avec l'enseignement des sciences de l'éducation à l'Université Lumière-Lyon 2, il a été nommé directeur de l'institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) de Lyon par Jack lang. Les deux hommes, qui se connaissent depuis longtemps, avaient pourtant eu des relations difficiles au moment du départ de Claude Allègre, Philippe Meirieu soupçonnant Jack Lang d'immobilisme, l'accusant même de vouloir faire du 'pur Bayrou'. Leurs relations se sont peu à peu améliorées au point que le ministre de l'Education nationale s'est à nouveau tourné vers l'universitaire lyonnais à l'automne 2000, pour utiliser ses lumières sur deux sujets de réforme : la formation des enseignants et le collège unique. Son influence sur le second dossier fut significative.
Venues après trente ans de terrain et de participation de plus en plus active aux débats sur l'école, ces expériences diversement concluantes ont amené Philippe Meirieu à s'interroger sur le poids réel des experts sur la réflexion des hommes politiques.
Au fil des discussions que nous avons eues entre octobre 2000 et mai 2001, Philippe Meirieu revient, au-delà de son parcours personnel, sur l'origine de la participation des intellectuels aux débats sur l'école. Sociologues, philosophes, hommes du sérail, experts ou technocrates ont, au fil des décennies, tenté d'éclairer les choix des décideurs sur les sujets éducatifs. Constatant que ces tentatives sont, bien souvent, restées vaines, Philippe Meirieu évoque la grande difficulté des hommes politiques à prendre en compte des avis qu'ils ont pourtant sollicités pour transformer le système éducatif. Illustrant ce paradoxe par son expérience sur la réforme des lycées, il livre son analyse des errements du gouvernement et du ministre de l'Education nationale sur ce sujet. Mais il justifie aussi la persistance de son engagement auprès de Claude Allègre, malgré les déceptions et les volte-face. Cette connivence avec le politique lui a été largement reprochée par ses pairs, ses compagnons de route du militantisme pédagogique ou ses amis enseignants ; beaucoup ne lui ont pas pardonné une telle proximité avec le pouvoir en place. Proximité avec laquelle il a pourtant du mal à rompre.
Puisant là encore dans son expérience personnelle, il s'efforce d'analyser les origines du conflit qui fait rage entre les philosophes et les pédagogues. Conflit dont il fut, ces dernières années, l'une des cibles les plus médiatiques.
Convaincu de la nécessité de réformer l'école, Philippe Meirieu s'interroge aussi sur le rôle des acteurs présents sur le champ de l'éducation ainsi que sur la capacité de l'institution à évoluer. Freins ou leviers, les enseignants, les cadres de l'éducation, les parents, les universitaires, les partis politiques ou les mouvements pédagogiques ont-ils une forte influence sur la marche de l'école? Enfin, il avoue sa crainte de voir le service public d'éducation mis à mal par la mondialisation et le marché et redit sa foi en la pédagogie pour contrecarrer les effets pervers d'une libéralisation non maîtrisée du système scolaire. La pédagogie, fil rouge d'une carrière mouvementée."
AUTRES PUBLICATIONS:
_____ 2000
Les devoirs à la maison, Syros - L'École des parents, Paris, 1987, 3ème édition, 1994, traduit en portugais. Nouvelle édition refondue en 2000.
École, parents, enseignants: la grande explication, Paris, Plon.
_____ 1999
Des enfants et des hommes, ESF éditeur, Paris, 1999.
_____ 1998
Lettres à quelques amis politiques sur la République et l'état de son école, Paris, Plon, 1998.
_____ 1997
Apprendre... oui, mais comment, ESF éditeur, Paris, 1987, 16ème édition, 1997, traduit en italien, en espagnol, en arabe et en anglais.
Le choix d'éduquer - Éthique et pédagogie, ESF éditeur, Paris, 1991, 6ème édition, 1997.
L'envers du tableau, ESF Éditeur, Paris, 1993, 3ème édition, 1997.
L'école ou la guerre civile, en collaboration avec Marc Guiraud, Plon, Paris, 1997.
_____ 1996
Frankenstein pédagogue, ESF éditeur, 1996, traduit en espagnol.
_____ 1995
L'école, mode d'emploi - des "méthodes actives" à la pédagogie différenciée, ESF éditeur, Paris, 1985, 12ème édition, 1995, traduit en italien, en espagnol.
Enseigner, scénario pour un métier nouveau, ESF éditeur, Paris, 1989, 8ème édition, 1995.
La Pédagogie entre le dire et le faire -1- Le courage des commencements, Paris, ESF éditeur, 1995, traduit en italien.
_____ 1994
Émile, reviens vite... Ils sont devenus fous, en collaboration avec Michel Develay, ESF éditeur, Paris, 1992, 3ème édition, 1994, traduit en portugais.
Itinéraire des pédagogies de groupe - Apprendre en groupe? 1, Chronique sociale, Lyon, 1984, 7ème édition, 1994, traduit en italien.
Outils pour apprendre en groupe - Apprendre en groupe? 2, Chronique sociale, Lyon, 1984, 8ème édition, 1994, traduit en italien.
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