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Séquences
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La Petite Vendeuse de Soleil
1 [01.53] Prologue : une affaire de vol
En ville, devant des badauds, un homme accuse violemment de vol une jeune femme. Un garçon en fauteuil roulant regarde. La police embarque la femme qui se débat. En rage, elle se plaint à haute voix : " Moi, une princesse, qui vole ? Ils sont tous fous dans ce pays ! "
2 [00.14] Générique
Générique bref.
3 [01.08] Sili Laam, la petite infirme
C'est l'aube. Une petite silhouette sort de la masse des maisons de la Cité Tomate et s'approche avec difficulté.
4 [01.54] Le chemin vers la ville
Il fait jour. Au milieu des baraques, erre un troupeau de vaches. La silhouette de Sili émerge, se traînant sur des béquilles.
5 [01.56] Sili se rend à Dakar
Sili se rend à Dakar pour chercher de quoi nourrir sa famille. Un garçon la charge sur ses épaules et la met sur sa charrette d'ordures. Ils se rendent en ville par la grand-route.
6 [00.16] Sili dans la ville
La fillette marche en ville avec ses béquilles.
7 [00.32] La grand-mère aveugle
Une femme psalmodie, yeux clos. Près du marché, le garçon infirme avance dans sa petite voiture, une radio sur les genoux.
8 [00.44] Sili mendie au marché
Sili avance péniblement et mendie dans le marché couvert.
9 [00.29] Des jeunes vendeurs agressifs
Une bande de jeunes vendeurs de journaux hurlent pour vendre Le Sud et Le Soleil ! Ils bousculent le garçon infirme.
10 [00.52] Une sérieuse bousculade
Agglutinés autour d'une auto, les jeunes vendeurs font tomber Sili, qui se relève difficilement et repart.
11 [00.13] Sili a une idée
Sili décide de vendre des journaux. Ce que les garçons peuvent, les filles le peuvent aussi.
12 [02.28] Un nouveau travail
À l'entrepôt du Soleil, les garçons se ruent pour prendre leur marchandise. Sili reçoit treize Soleil. Un garçon (Babou) lui offre un sac pour porter ses journaux.
13 [01.36] Vente sur la route
Les enfants vendent leurs journaux à la criée, courant le long d'une route à deux voies. Sili, immobile, crie elle aussi.
14 [02.19] Une question de territoire
Quartier moderne de Dakar. Sili est sur le territoire d'un groupe d'enfants mené par un grand qui l'agresse. Babou, un livre à la main, prend sa défense. Un homme, bien vêtu, reconnaît en elle la petite fille de la " dame du Prophète ". Il la félicite et achète tous ses Soleil. Pour les journaux, pour des vêtements neufs et pour sa grand-mère, elle reçoit 10 000 francs CFA !
15 [01.42] Sili est soupçonnée
Sili demande de la monnaie à un boulanger. Un policier intrigué, la sachant mendiante, l'interroge sur la provenance de l'argent. Sili se défend puis décide d'aller au poste.
16 [00.52] La princesse enfermée
Sili se dirige vers le commissariat, pendant que la princesse accusée de vol va et vient comme une lionne encagée.
17 [01.44] Sili s'explique
Sili, sans peur, s'explique avec le commissaire et accuse le policier. Elle demande et obtient la libération de la princesse.
18 [00.30] Sili écoute sa grand-mère
Sili écoute, immobile, sa grand-mère aveugle qui psalmodie, sous un soleil brûlant.
19 [01.39] Un cadeau pour grand-mère
Sili achète un parasol au boulanger et lui demande de l'apporter à sa grand-mère avec 1 000 francs. L'homme, suivi de Sili, installe le parasol dont l'ombre vient recouvrir le visage de l'aveugle.
20 [00.56] Une petite fille généreuse
Sili distribue des pièces aux mendiants du marché. Elle s'éloigne avec Babou.
21 [02.04] On s'offre une danse
Sili, vêtue de neuf, danse avec ses copines, au son de la radio de l'infirme. Elle fait une tournée et ramasse des sous pour payer une autre chanson.
22 [01.06] Une bonne vendeuse
Sili apporte le produit de sa vente au Soleil où on la félicite. Elle prend sa commission, mais refuse de prendre plus de Soleil : treize lui porteront bonheur.
23 [01.49] L'ami au livre jaune
Babou, son livre jaune à la main, marche avec Sili. L'infirme à la radio reçoit une pièce d'un garçon pour écouter Sud FM. Des enfants le chahutent.
24 [01.31] Un dialogue sérieux
Sili et Babou vendent leurs journaux (Soleil et Sud). Sur un banc, ils discutent de Sud (le journal du peuple) et de Soleil (celui du gouvernement). " Je continue à vendre des Soleil, comme ça le gouvernement se rapproche du peuple ", dit Sili. Elle lui explique que la princesse, acccusée injustement, est devenue folle. Les deux amis s'éloignent.
25 [02.50] Au port : vente et agression
Sili vend plein de Soleil au port, à l'arrivée du ferry. Le chef de bande lance sur elle ses gamins. Bousculée, elle tombe : sa béquille est à l'eau. Babou plonge et la lui ramène. Sili lui sourit.
26 [01.18] Babou se présente à Sili
Sili rapporte son livre à son ami qui se sèche. Ils échangent leurs noms. " Babou Seck " sait lire, mais seulement le Coran. Sili ne sait pas lire mais connaît des contes que lui a appris sa grand-mère.
27 [02.16] Sili raconte Leuk le lièvre
Sili raconte son conte préféré : Leuk le lièvre. Puis elle chante une chanson (Awa) que Babou rythme avec ses mains. Il va pleuvoir. Ils s'éloignent.
28 [03.17] Une amitié consolidée
Près d'une galerie marchande, Babou et Sili vendent. La fillette va se poser à l'écart, sous le regard de l'infirme, quand le chef de bande lui fait voler sa béquille. Babou poursuit les gamins, en vain. Il prend alors Sili sur son dos, pendant qu'elle regarde son livre. Leur silhouette s'amenuise dans la galerie.
29 [02.19] Générique de fin
Le générique est précédé d'une dédicace :
" Cette histoire est un hymne au courage des enfants de la rue. "

Rabi
Générique
1 [01.07] Les termitières
Dans la brousse, cinq garçons regardent passer les bûcherons. Rabi les rejoint. Ils cassent la terre sèche des termitières avec leur houe. On voit grouiller les termites. Ils repartent, leurs corbeilles chargées de terre sur la tête.
2 [00.20] Générique. Musique.
3 [00.48] Pugsa et Kuilga
Place du village. Le vieux Pugsa dit à Kuilga, père de Rabi, qu'il préfère finir ses jours dans sa maison. Kuilga lui propose alors l'aide de Rabi.
4 [01.01] Rabi forgeron
Le père, la mère et Laalé, sœur aînée de Rabi, s'en vont. On confie au garçon le feu de la forge.
5 [00.39] Chez Pugsa
Les cinq amis de Rabi saluent le vieil homme et s'asseyent en cercle avec Rabi. L'un d'eux lui prête un oiseau qu'il fait sauter dans sa main.
6 [03.10] Le vélo et la tortue
Dans le village, le père et la mère s'activent. Le père charge son vélo de poteries et s'éloigne. Le vélo heurte une tortue et les poteries se cassent. Le père ramène la tortue à la maison. Rabi s'y intéresse, mais il doit venir aider à actionner le soufflet de la forge.
7 [01.54] Rabi et Pugsa
Des femmes demandent à Pugsa des nouvelles de sa santé. Il s'étend sur sa natte. Rabi arrive. Il raconte au grand-père qu'il a construit une maison pour la tortue que son père lui a rapportée. Les yeux du vieil homme se perdent vers la colline lointaine.
8 [00.59] Poterie
Rabi joue avec la tortue pendant que sa mère et sa sœur travaillent la poterie.
9 [01.30] L'orage
Dans la brousse, éclate un gros orage. Des enfants et des jeunes filles courent. L'orage s'apaise.
Rabbi et Laalé vident la maison de la tortue de l'eau qui s'y est amassée. Rabi part avec un copain.
10 [00.26] Compagnons
Rabi se plaint du silence de Pugsa.
11 [02.43] Le tabac de Tusma
Rabi est chez une vieille femme, Tusma, qui lui donne du tabac pour " le vieux rhumatisant " dont la douleur semble l'amuser. Une voisine encourage Pugsa à manger pour guérir. Couché, le vieux chique. Rabi s'étonne qu'il n'aime que le tabac de Tusma qui, pense-t-il, le déteste. Ils ont un dialogue un peu vif.
12 [00.36] Le rêve de Pugsa
Le vieux Pugsa voit en rêve son amour de jeunesse.
13 [01.00] Dressage
Rabi joue avec la tortue. Sa mère le gronde et se plaint au père : " Il fait mal à la tortue, on ne dresse pas une tortue ", dit-elle. Rabi continue.
14 [02.01] Le bon tabac
Rabi offre du tabac à Pugsa qui le chique et le recrache : il ne vient pas de chez Tusma. Rabi baisse la tête. Il bricole son lance-pierre. Il voudrait tuer un oiseau, mais Pugsa n'est pas d'accord.
15 [01.24] Le travail du fer
Le père de Rabi et le frère aîné battent le fer. La sœur pile le mil. Rabi essaie de passer une laisse autour du cou de sa tortue. Laalé n'est pas d'accord.
Le père et son fils aîné discutent : le charbon se fait rare, les arbres disparaissent, le bois est transporté en camion jusqu'à la ville.
16 [03.56] Retour en brousse
Le père, sa bicyclette chargée de poterie, prend la tortue pour la ramener dans la brousse car Rabi ne pense plus qu'à ça. Rabi pleure le départ de sa tortue auprès de Pugsa. Le garçon ne participe plus aux jeux de ses copains. Sa mère s'inquiète de sa tristesse depuis que la tortue n'est plus là, elle en parle au père. Rabi détruit l'abri de la tortue devant sa mère, silencieuse.
17 [04.01] Chagrin et consolation
Rabi apporte son tabac à Pugsa et pleure. Le vieux emmène l'enfant chercher une tortue dans la brousse. Ils en trouvent une, énorme.
18 [03.15] Un mensonge
Laalé et sa mère s'affairent à la poterie. Rabi demande de la glaise pour boucher des trous de souris. La mère est soulagée de le revoir occupé. Pugsa gronde Rabi de son mensonge (la glaise lui a servi à faire un enclos à sa nouvelle tortue) et l'incite à montrer la tortue à son père. Rabi présente donc l'animal au père qui se fâche, puis le regarde.
19 [01.53] Temps du village
Les enfants du village chantent et dansent pendant que la mère surveille le feu.
Rabi finit l'enclos en glaise de sa tortue. Laalé a ses premières règles et se plaint. Néanmoins, elle vient aider sa mère à la poterie.
20 [01.59] Le pardon de l'arbre
Rabi fait manger sa tortue dans les hautes herbes. Pugsa s'étonne de la disparition de la forêt dans laquelle il y avait tant d'animaux sauvages. Rabi coupe un morceau d'écorce pour une décoction qui soignera un enfant du village. Pugsa dit : " Invoque le pardon de l'arbre que tu blesses. "
21 [01.59] Tusma
Tusma rêve de son amour de jeunesse. Elle pleure et raconte à Rabi combien Pugsa était beau, mais que jamais il n'est venu l'enlever. Elle lui donne le tabac pour Pugsa et fait promettre le secret à Rabi, qui pleure aussi.
22 [00.35] La tortue-chèvre
Rabi a attaché sa tortue à un arbre. Un des garçons la traite de " tortue-chèvre ".
23 [01.09] Secret vendu
Pugsa chique, regard perdu au loin. Rabi lui dit qu'un jour il grimpera sur la colline. Puis lui parle de Tusma, lui demande s'il l'aime, lui confie qu'il sait tout. " Quelle folle ! " dit le vieil homme, rêveur.
24 [01.22] Tortue torturée
Rabi est debout sur la tortue qui avance. Les enfants rient. Sa mère demande à Rabi de nettoyer l'enclos qui pue.
25 [00.52] Inquiétude
Tusma, préparant le tabac de Pugsa, s'inquiète auprès de Rabi de la santé du vieil homme et de ce qu'il dit sur elle.
26 [00.36] La tête au travail
Le père travaille à la forge et demande à Rabi de se concentrer.
27 [02.31] Fuite et cauchemar
Dans la brousse, Rabi retrouve sa tortue et lui reproche d'avoir tenté de fuir.
Rabi rêve qu'il devient tortue, une carapace sur le dos. Les enfants menacent de l'attacher à un arbre, lui crient : " Tortue ! "
28 [06.59] Fugue et dialogue
Au matin, Rabi emporte sa tortue. à son père qui le cherche, Pugsa dit qu'il est sans doute allé sur la grande colline. En pleine brousse, Rabi marche, sa tortue sur l'épaule. Il la pose, la regarde. Il a une longue conversation avec la tortue. Ils parlent de la vie, de la mort. Rabi dort sur la colline. Au village, ses parents veillent.
29 [02.50] Adieu et retour
Rabi salue sa tortue et reprend le pénible chemin du retour. Il hèle sa sœur qui lui apprend que les parents sont fâchés. Ils font route vers le village. La mère soigne les pieds meurtris de son fils, tout en le grondant. Elle s'inquiétait pour lui.
30 [02.27] Retrouvailles
Pugsa et Rabi, qui boite, arrivent à la concession de Tusma. Pugsa, caché, écoute Tusma dire son inquiétude pour Rabi et pour la santé du vieux. Rabi fait alors signe à Pugsa qui demande pardon à Tusma. Le garçon s'éloigne.
31 [02.02] L'ordre des choses
Chacun a pris sa place dans la cour. Sauf Rabi, qui parle du monde avec Pugsa, dans la brousse.
32 [01.53] Générique de fin
Musique.

À nous la rue
Générique
1 [01.12] Sortie d'école et cinéma
Sur une musique très rythmée, garçons et filles sortent en rang au pas cadencé, puis se dispersent.
Quatre garçons (parmi lesquels Modibo, portant un double huit sur son tee-shirt, et Oussou) et deux fillettes (Ami et Sali) rentrent, cartable sur le dos.
Le soir, assis en plein air, adultes et enfants regardent un burlesque à la télé. Les enfants parlent du D'Artagnan de la veille et se font réprimander.
Le générique de début défile avec une dédicace : " À ma femme Gisèle. "
2 [01.48] Danse, musique, jeux
Deux garçons font danser garçons et filles au son des balafons. Le fabricant d'instruments de musique, qui mangeait avec son fils, vient interrompre la fête et expédie les musiciens livrer les balafons.
Un petit orchestre d'enfants joue sur des instruments de fortune et chante. Soudain, les garçons décident d'aller fabriquer leurs jouets. Ils passent à proximité du groupe des filles.
Encerclant l'une d'elles, les filles tapent dans leurs mains et chantent.
3 [01.11] Une livraison incomplète
Avisant un trio de Blancs, les deux jeunes livreurs de balafons leur vendent un des instruments. Le marchand d'instruments de musique refuse de leur payer une livraison incomplète. Un client arrive à point pour abréger cette embarrassante discussion.
4 [02.14] Artisanat enfantin :
jouets et bonbons
Les quatre copains, assis à même le sol, fabriquent leurs jouets en discutant cinéma. Assises sur des tabourets, sous la surveillance d'une des mères, les trois copines font cuire leur pâte à bonbon, puis roulent les friandises et les mettent en bocal.
Les filles vont alors s'installer près des garçons qui jouent au foot. Le ballon roule sur l'étal d'une marchande qui le retient. Oussou pleurniche et la femme lui rend le ballon, en riant.
Les deux petits livreurs passent devant les autres en agitant le produit de leur vente.
5 [01.32] Table de deux et larcin
Les filles continuent leur jeu en cercle, quand son père fait appeler Ami.
Elle récite la table de deux à son père. Modibo arrive et lui souffle la réponse avec ses doigts. Sa mère se plaint de ce que son gamin passe son temps dans la rue, mais Modibo dit savoir ses leçons.
Oussou fait silencieusement les poches d'une chemise accrochée à un arbre, au-dessus de son propriétaire endormi.
6 [01.09] Travail en musique
Le groupe de garçons fabrique gaiement ses instruments en chantant faux. La femme du fabricant se moque d'eux et leur donne le ton. Un des garçons fabrique une percussion avec une peau et une calebasse.
7 [02.15] Coiffure et sentiments
Une des fillettes coiffe Sali qui propose à la troisième d'acheter, pour l'offrir à Modibo, le bonnet que celle-ci crochète. Sali a écrit une déclaration d'amour à Modibo au dos de sa propre photo. Le groupe des garçons rejoint les filles. Oussou, appelé par sa mère, résiste. Sali rappelle Modibo, qui s'éloignait, et lui offre un bonbon.
Dirigés par un grand, des enfants défilent au pas et font l'exercice devant Modibo et ses copains qui se moquent d'eux.
8 [01.14] Rivalité et empoignade
Les petits artisans ont fabriqué un héli-
coptère en bois et une remorque en fil de fer. Modibo fait un bracelet pour Sali. Aussitôt, Oussou le provoque et leurs copains doivent arrêter une sérieuse empoignade. Les deux mères prennent la relève de la bagarre pendant que la bande en profite pour filer.
9 [01.11] Rentrez dans la danse
Garçons et filles dansent en file, puis, formant deux rangées face-à-face, ils dansent par couple au milieu.
10 [00.55] Générique de fin

Le Clandestin
1 [00.59] Générique et carton
Le générique se déroule entrecoupé de plans de mer.
Carton : Cher cousin, tu dois te demander ce que je fabrique. Tu sais, j'ai essayé de te rejoindre en Europe en me cachant dans un container comme prévu. Quelle aventure !
2 [02. 27] Arrivée et premier contact
Un bateau entre dans le port de Lisbonne. Une dédicace : " À Iris, Gaspard et Ambre. "
Amarrage. Sur le quai, un policier noir, l'air soupçonneux, stationne avec sa matraque. On décharge un énorme container.
Carton : J'ai voyagé avec un Angolais blessé. Il voulait demander l'asile politique.
Dans le noir, le clandestin soutient son compagnon, mort. De l'extérieur, les signes de l'accostage se font sentir. Le policier fume. La porte du container s'ouvre et le clandestin, ébloui, manquant tomber, saute sur le quai. Le policier le siffle.
3 [01. 19] Poursuite dans le port
Le policier poursuit le fuyard qui zigzague à travers le port et dans les labyrinthes des containers. Il se cache dans l'un d'eux. Le poursuivant passe. Dans le noir, l'homme entend un tic-tac et hurle. Il se rue dehors, suivi par trois clandestins, cause de sa terreur. Fuite générale.
Carton : J'ai cru que je n'étais jamais parti. Même le policier était noir !
4 [01. 59] Poursuite en ville
La poursuite reprend en ville, fatigante.
Carton : Bon, heureusement que c'était un Noir bien nourri. Il ne courait pas vite.
Vers les voies de chemin de fer, le clandestin, débarrassé du policier, emprunte une rue en hauteur. Il passe devant des ouvriers noirs qui mangent sur le trottoir. Affamé, il les regarde, en vain. Il passe ensuite devant des Blancs, immobiles à l'arrêt du bus. Le policier, en contrebas, le siffle. Il rebrousse alors chemin et les voyageurs le houspillent. Les deux hommes reprennent leur course. Le policier rondouillard fatigue.
Carton : Il était pourtant lent mais archarné… Un noir, ton frère !
5 [01.16] Le poursuivi poursuivant
Le clandestin demande de l'aide à deux hommes. Le policier arrive. Le fuyard sort de sa chaussette de l'argent. Mais un des hommes s'en empare. Les compères filent, laissant une de leur veste aux mains du malheureux. Le clandestin, toujours poursuivi, s'élance sur la trace des voleurs qui disparaissent dans un tram. Le policier reprend sa poursuite.
6 [01.40] Errance
Carton : Tout mon argent. J'avais faim. Et il n'y avait que des cigarettes dans leur veste.
Le clandestin fume, anxieux. À ses pieds, un tapis de mégots. Il erre, s'approche d'un étal. La marchande réagit brutalement, puis lui tend une tomate. Fatigué, l'homme essaye en vain de remplir sa gourde au jet vertical d'une fontaine. Un aboiement le fait se retourner. Le policier l'a presque alpagué et, dépité, reste avec la veste. La gourde flotte, abandonnée dans la fontaine.
7 [00.57] Un chauffard
Un automobiliste surexcité écoute de la musique en tapant des mains. Le clandestin continue sa course folle, recule devant des chiens et surgit. C'est le choc. La main du blessé bouge encore. Le policier arrive. Negro, articule le chauffard. Le policier menace ce dernier, mais le fuyard repart, faisant diversion.
8 [01.45] Panique et rencontres
En courant, le fuyard repasse les épisodes depuis son arrivée, jusqu'à l'ouverture du container.
Le policier, épuisé, s'assied sur des marches. Le clandestin monte une colline, couverte d'un bidonville. Une dame noire échange avec lui un long regard triste.
9 [01.08] Retour sans amertume
Le policier attend. Le fuyard arrive et il s'assied aussi sur les marches. " Brother, no good ", lui dit le policier. " Africa, no future ", répond le clandestin. Les deux hommes repartent vers le port, tout en discutant.
Carton : Cousin, il m'a refoulé mais au fond c'était un bon gars. Je ne regrette rien sauf mon compagnon angolais. Pour l'instant j'ai décidé de rentrer au pays et d'essayer sur place. Prends soin de toi. Ton cousin.
10 [00.51] Générique de fin
Fermeture à l'iris et générique de fin.

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