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Contenu du DVD

Le cinéma documentaire
  Le film
    . Générique
    . Résumé
    . Séquences
  Approches du film
    . Biographie des cinéastes
    . Quelques sites
    . Bibliographie
  Bonus DVD
  Avertissement
  Liste des films, émissions et entretiens cités
  Modules : les grands courants
  Modules : la place du cinéaste
  Les films
  Les Raquetteurs
  Beppie

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Bonus DVD
 
Les grands courants
Catherine Goupil, France, 2003, 41 mn
Conception et réalisation : Catherine Goupil
Montage : Marie Colonna
Conformation : Pascal Ouvrard
Mixage : Christophe Baudin
Production : SCÉRÉN-CNDP, 2003
Cette collection de quinze extraits de films choisis dans l’histoire du cinéma documentaire, constitue un éclairage sur les grands courants qui l’ont constitué et qui l’ont traversé.
Les titres des films sont donnés ci-après dans l’ordre dans lequel l’extrait apparaît.

Entrée du train en gare de La Ciotat
Champs-Élysées
Liverpool-Church Street,
Nanouk l’Esquimau
L’Homme à la caméra
Drifters
Misère au Borinage
Les Maîtres fous

Toute la mémoire du monde
Le Joli Mai
Pour la suite du monde
Jean Genet parle d’Angela Davis
Pour que la guerre s’achève… les murs devaient s’écrouler
Les Patients
Demain et encore demain, journal, 1995
La place du cinéaste
Catherine Goupil, France, 2003, 35 mn
Conception et réalisation : Catherine Goupil
Montage : Marie Colonna
Conformation : Pascal Ouvrard
Mixage : Christophe Baudin
Production : SCÉRÉN-CNDP, 2003

Cette collection de treize extraits de films esquisse une réflexion sur la place qu’occupent les cinéastes documentaristes face à leur sujet.
Les titres des films sont donnés ci-après dans l’ordre dans lequel l’extrait apparaît.

Kino Pravda n° 20 : Ciné-vérité des
pionniers
À propos de Nice
Farrebique
Paris 1900
Chronique d’un été
Les Inconnus de la terre
À bientôt j’espère
Numéro zéro
Place de la République
Shoah
Et la vie
Profils paysans
800 km de différence
Les films
On trouvera ci-dessous la liste alphabétique des films apparaissant dans Les grands courants (module I) et dans La place du cinéaste (module II).
Pour chaque film, on a noté entre crochets la durée totale de l’extrait choisi.

800 km de différence
Claire Simon, France, 2000, couleurs, 78 mn
La présence de Claire Simon, accompagnatrice attentive de ses personnages, se fait toujours sentir depuis ses premiers films comme Les Patients. Dans ce témoignage des premiers pas amoureux de sa fille, elle est tout à la fois cinéaste et mère. Ici, comme dans le film de Dominique Cabréra, Demain et encore demain, la caméra DV est l’outil parfait de l’autobiographie.
Droits vidéos : Agat Films et Cie
[extrait : 03.22 mn]

À bientôt j’espère
Chris Marker, Mario Marret, France, 1969, couleurs, 43 mn
Chris Marker après des films comme La Jetée ou Le Joli Mai part filmer la grève des ouvriers de la société Rhodiaceta à Besançon (filiale de Rhône-Poulenc). Plus que la grève elle-même, le cinéaste nous transmet l’engagement de vies d’hommes et une image des conditions de travail en usine à cette époque. De ce groupe d’ouvriers en lutte autant culturelle que sociale, partit l’idée d’utiliser le cinéma comme outil de lutte et se créa le groupe Medvedkine1.
Droits vidéos : Slon-Iskra [extrait : 02.42 mn]

À propos de Nice
Jean Vigo, France, 1929, noir et blanc, muet, env. 30 mn
Ce portrait saisissant de la ville de Nice, oppose les riches oisifs se dorant au soleil et les quartiers pauvres de la cité. Un « point de vue documenté » qui applique les théories de Dziga Vertov 2. Notons que l’opérateur du film est Boris Kaufman, frère de Dziga Vertov.
Droits vidéos : Gaumont [extrait : 03.22 mn]

Champs-Élysées
Louis et Auguste Lumière, France, noir et blanc, 1896
Droits vidéos : Association frères Lumière
[durée de la vue: 0.33 mn]

Chronique d’un été
Jean Rouch et Edgar Morin, France, 1961, noir et blanc, 90 mn
Ce film est l’une des œuvres emblématiques du cinéma « dans la rue » accessible à tous, prôné par Jean Rouch. L’été de l’année 1960, des Parisiens les plus différents (un étudiant noir, une ancienne déportée, un ouvrier, etc.) ont répondu à la question des réalisateurs : « Êtes-vous heureux ? » Rouch a appliqué là sa méthode de cinéma direct, filmant en caméra 16 mm légère et en son direct mais non synchrone, avec un très petit budget. Le Québécois Michel Brault a collaboré au film.
Droits vidéos : Argos films [extrait : 02.47 mn]

Demain et encore demain, journal, 1995
Dominique Cabréra, France, 1998, couleurs, 79 mn
Grâce aux possibilités offertes par les caméras numériques DV, l’autobiographie filmée a aujourd’hui le vent en poupe. La réalisatrice a poussé l’expérience en se filmant et en filmant son entourage pendant six mois, alors même qu’elle était en dépression. Plongeon dans l’intime.
Droits vidéos : INA [extrait : 02.10 mn]

Drifters
John Grierson, Grande-Bretagne, 1929, noir et blanc, env. 37 mn
La vie et le travail quotidien des pêcheurs de harengs en mer du Nord, en lutte contre les éléments. Drifters a inscrit le nom de Grierson dans l’histoire du documentaire. Le cinéaste a peu tourné mais jouera un rôle essentiel comme animateur de l’École britannique du documentaire puis fondateur de l’ONF au Canada.
Droits vidéos : Film Images [extrait : 02.51 mn]

Entrée du train en gare de La Ciotat
Louis et Auguste Lumière, France, noir et blanc, 1895
Droits vidéos : Association frères Lumière
[durée de la vue: 00.33 mn]

Et la vie
Denis Gheerbrant, France, 1991, couleurs, 95 mn
Un homme derrière une caméra, le réalisateur. Un homme devant la caméra, sur le pas de sa porte. La conversation va-t-elle s’engager ?
Droits vidéos : La Sept-Les Films d’Ici-CNC [extrait : 02.09 mn]

Farrebique
Georges Rouquier, France, 1946, noir et blanc, 90 mn
Dans la France de l’immédiat après-guerre, Rouquier a tourné dans la ferme de sa famille une fresque paysanne, en pleine entente avec les protagonistes. Cette ferme de Farrebique devint un symbole de la France profonde, bien au-delà des discussions sur l’esthétique soulevée par le film (écriture des dialogues, utilisation de l’éclairage, etc.). Trente-huit ans plus tard, Rouquier réalisa au même endroit Biquefarre, une autre œuvre majeure du cinéma documentaire.
Droits vidéos : Les documents cinématographiques [extrait : 02.40 mn]

L’Homme à la caméra
Titre original : Celovek s Kinoapparatom
Dziga Vertov, URSS, 1929, noir et blanc, muet, env. 70 mn (1889 mètres)
Ce documentaire futuriste est un hymne à la ville et au travail, filmé par Mikhaïl Kaufman (le cameraman). Manifeste cinématographique du « CinéŒil », le film, monté par le cinéaste, est « une apologie de la technique cinématographique comme moyen de connaissance et d’appréhension du réel ».
Droits vidéos : Loebster Films
[extrait : 01.37 mn]

Les Inconnus de la terre
Mario Ruspoli, France, 1961, couleurs, 37 mn
Sans doute le plus ardent défenseur du cinéma direct et le plus méconnu de ses cinéastes, Mario Ruspoli en rédigea le manifeste dans les Cahiers du cinéma. Ce film va à la rencontre du monde paysan du début des années soixante, bouleversé par la modernité et par l’endettement qu’elle entraîne.
Droits vidéos : Slon-Iskra [extrait : 03.44 mn]

Jean Genet parle d’Angela Davis
Carole Roussopoulos, France, 1972, vidéo, noir et blanc, 11 mn
Jean Genet avait préparé un texte pour une interview que devait faire de lui la télévision française. Cependant, craignant d’être censuré, il demanda à Carole Roussopoulos de filmer l’entretien en vidéo. L’émission fut effectivement censurée. Il nous reste cette vidéo, l’une des premières réalisées en France.
Droits vidéo : Prospectives images
[extrait : 03.02 mn]

Le Joli Mai
Chris Marker et Pierre Lhomme, France, 1963, noir et blanc, 165 mn
En mai 1962, des Parisiens, issus de milieux les plus divers, expriment leurs préoccupations immédiates devant la caméra de Chris Marker. Le commentaire est dit par Yves Montand et la musique est de Michel Legrand. Ces portraits sont tracés en relation avec les événements politiques de l’époque (guerre d’Algérie, grèves, massacre de Charonne…).
Droits vidéos : Sofracima [extrait : 02.48 mn]

Kino Pravda n°20 : Ciné-vérité des pionniers
Dziga Vertov, URSS, 1924, noir et blanc, muet
Durant trois ans, le jeune monteur Vertov va réaliser le journal cinématographique du quotidien La Pravda et filmer, avec son frère Mikhaïl Kaufman, les bonheurs (comme ces danses paysannes)et les malheurs (la mort de Lénine par exemple) de l’Union soviétique.
Droits vidéos : Goskino. Distribution : Arkeion [extrait : 01.28 mn]

Liverpool-Church Street,
Louis et Auguste Lumière, France, 1897
Droits vidéos : Association frères Lumière [durée de la vue : 00.37 mn]

Les Maîtres fous
Jean Rouch, France, 1954, couleurs,
36 mn
Les Maitres fous, tourné en Afrique, est devenu un classique du film ethnographique. Il rapporte une étrange cérémonie Haouka que le cinéaste commente pour le spectateur. Le film a suscité bien des réactions dès sa première présentation au musée de l’Homme.
Droits vidéos : Les Films de la Pléiade
[extrait : 02.49 mn]

Misère au Borinage
Joris Ivens et Henri Storck, Belgique, 1934, noir et blanc, muet puis sonorisé, 36 mn
Ivens, le « Hollandais volant », partisan du cinéma documentaire engagé, a tourné avec Henri Storck, grand cinéaste documentariste belge, dans un secteur minier de Belgique, engagé dans une grève épuisante. Ivens tenait particulièrement à ce film qui marque son entrée aux côtés des exclus.
Droits vidéos : Fonds Henri Storck
[extrait : 02.53 mn]

Nanouk l’Esquimau
Titre original : Nanook of the North
Robert Flaherty, États-Unis, 1922, noir et blanc, muet, env. 55 mn
La vie quotidienne de la famille de Nanouk, avec laquelle Flaherty a vécu quinze mois dans le Grand Nord canadien. Cette commande, qui devait être un film publicitaire pour les frères Révillon, s’est transformée en une œuvre ethnographique qui a connu un succès mondial : Nanook of the North, précurseur de ce que sera le cinéma vérité, a fait le tour du monde.
Droits vidéos : Les Grands Films classiques [extrait : 02.55 mn]

Numéro zéro
Jean Eustache, France, 1971, noir et blanc, 120 mn
Interprétation : Odette Robert, grand-mère de Jean Eustache (elle-même), Jean Eustache (lui-même), Boris Eustache (lui-même).
Jean Eustache invente la vidéo en cinéma : il décide de filmer un entretien avec sa grand-mère, à deux caméras, chacune à leur tour. Pendant que l’une filme, l’opérateur de l’autre recharge le magasin. Ainsi, le tournage ne s’interrompt jamais, sauf le temps des claps. Le film fut remonté dans une version de 54 mn pour s’insérer dans la série télévisée de Jean Frappat « Grands-mères » diffusé en août 1980 sur TF1 sous le titre Odette Robert.
Droits vidéos : Boris Eustache [extrai