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Les petits cahiers
 
  Coffret de cinq titres de la collection « Les petits Cahiers »
  « Théâtre et Cinéma »
  « Cinémas d'Avant-Garde »
  « Le court métrage »
  « Le cinéma chinois »
  « Faire un film »
  « Le son au Cinéma »
  « L'Adaptation »
  « Wong Kar-wai »
  « L'Aurore de Murnau »
  « L'Économie du cinéma »
  « Le Cinéma muet »
  « Le Procès » d'Orson Welles
  « Le Scénario »
  « Le Western »
  « Les effets spéciaux »
  « Le Dialogue » : du texte écrit à la voix mise en scène
  « Le Cinéma d’animation »
  « La Musique de film »
  « Chris Marker »
  « Le plan »
  « Le point de vue »
  « Le montage »
  « L'Homme de la plaine »
  « Vocabulaires du cinéma »
  « Abbas Kiarostami »
  « La Lumière en cinéma »
  « Le récit de cinéma »
  « Le cinéma africain »
  « L'Evangile selon Saint Matthieu »
  « Le documentaire »
  « La comédie musicale »
  « Jacques Tati »
  « Jean Vigo »

Coffret de cinq titres de la collection « Les petits Cahiers »
Ce coffret se compose de cinq titres de la collection « Les petits Cahiers » réunis autour du thème de la technique du cinéma : « Faire un film », « Le montage », « Le son », « La lumière » et « Le scénario ».
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« Théâtre et Cinéma »

Charles Tesson
Dès que le cinéma a entrevu la possibilité de raconter des histoires, de les mettre en scène, il s'est tourné vers le modèle du théâtre et vers le tournage en studio qui lui en restituait les conditions matérielles. Le cinéma a beaucoup pris au théâtre, en s'appropriant à son contact diverses composantes comme le jeu des acteurs, le décor, la scénographie, le dialogue, la dramaturgie, et en les adaptant à ses propres moyens d'expression. La construction des premières salles de cinéma prolonge l'architecture du théâtre...

Alors que le qualificatif de "théâtral" a souvent une connotation négative pour désigner le style d'un film, c'est justement dans ses rapports avec le théâtre que le cinéma a pris conscience de sa nature singulière en tant qu'art et de ses propres enjeux esthétiques, entre l'attrait pour la réalité et le piège de ses faux-semblants.
Cet ouvrage s'attache non seulement aux adaptations des pièces de théâtre à l'écran, mais surtout à toutes les formes qu'a pu prendre cette relation, avec comme fil rouge les moments ou le cinéma a eu le plus besoin du théâtre pour définir sa "petite différence", comme le passage au parlant, la toute puissance de la télévision ou encore l'arrivée en force des nouvelles technologies.
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« Cinémas d'Avant-Garde »

Nicole Brenez
Les cinémas d'avant-garde sont riches d'une histoire aussi longue et dense que celle du cinéma tout court. Après avoir définit la notion même d'avant-garde et son origine, l'auteur dresse un panorama des pratiques et des discours cinématographiques, pose des jalons et caractérise les différentes avant-gardes « historiques ».

L'une de leurs constantes est l'invention formelle, la capacité à révolutionner les pratiques standardisées. Un autre versant, tout aussi fondamental est celui de l'engagement politique issu en droite ligne du vaste mouvement critique du siècle des Lumières. L'auteur tord le cou à bien des idées reçues : le cinéma expérimental serait élitiste et marginal alors qu'il explore, questionne et réinvente sans cesse les propriétés et les puissances du cinématographe quand le cinéma commercial ne reproduit que des recettes à succès. En ce sens c'est le cinéma commercial qui ne serait qu'une partie circonscrite et mineure de l'art du cinéma. La récente démocratisation des instruments de création facilite ces pratiques du cinéma d'avant-garde. Les cinéastes prennent l'initiative de s'autoproduire et de mettre en commun le matériel technique nécessaire, et la formule provocatrice de Jean-Marie Straub en 1970, « le cinéma commencera quand l'industrie disparaîtra» résonne aujourd'hui d'un nouvel écho ».
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« Le court métrage »

Thierry Méranger
Commencer à faire du cinéma, c'est souvent débuter par la réalisation d'un court métrage. Ce qui n'est pas d'emblée faire le choix d'un genre : le court métrage recouvre toutes les initiatives avec comme plus petit dénominateur commun, le critère de la durée entre 3 et 59 minutes.

C'est dans les formes courtes, qui exigent synthèse, concentration associée à une inventivité percutante, que s'élabore la plus grande diversité de renouvellements et d'expérimentations novatrices, à l'instar de la nouvelle en littérature. Les plus grands réalisateurs, comme Scorsese ou Godard par exemple, ont réalisé de courts chefs-d'œuvre.
Cet ouvrage offre un panorama historique du court métrage. De ses débuts où il commença par être un film muet d'une bobine, sa place dans la première partie du programme des salles de cinéma, jusqu'à sa vivacité dans le paysage cinématographique contemporain.
L'auteur apporte également une dimension pragmatique à cet ouvrage: il expose quels sont, aujourd'hui en France, les moyens matériels et financiers nécessaires à la production d'un court métrage, les réseaux sur lesquels s'appuyer, les subventions possibles, et, terme du parcours, comment un jeune cinéaste peut accéder à une diffusion en salle, en festival ou à la télévision.
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« Le cinéma chinois »

Jean-Michel Frodon
C'est à travers l'importation d'un genre populaire, le film de kung-fu, et d'une star internationale, Bruce Lee, que les spectateurs occidentaux ont fait connaissance avec le cinéma chinois dans les années 70. Au cours des 15 dernières années, les films chinois ont gagné toutes les grandes récompenses internationales, conquis le grand public, et transformé de manière irréversible le cinéma d'action, à Hollywood comme partout ailleurs. S'il est légitime aujourd'hui de parler d'"un" cinéma chinois - il existe un monde chinois, une culture chinoise, reflétés par le cinéma qui en est issu - il y a en fait quatre cinémas chinois : ceux de Chine continentale, de Hong-Kong, de Taiwan et de la diaspora chinoise, dotés chacun d'une identité spécifique. L'ouvrage retrace un siècle d'histoires, jalonnée d'œuvres exceptionnelles et incarnée par des figures marquantes.

L'auteur, Jean-Michel Frodon, met en évidence les principaux traits stylistiques du cinéma chinois, leurs relations avec la culture de cette région du monde, les multiples apports spécifiques de la Chine au langage cinématographique.
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« Faire un film »

Frédéric Strauss et Anne Huet
Cet ouvrage présente le travail du cinéma dans son approche la plus objective. Il décrit les différentes étapes de la réalisation d'un film - du papier à l'écran - en ne perdant jamais de vue la place du cinéaste. Car la manière d'aborder chaque moment qui encadre, en amont et en aval, la prise de vues proprement dite et le tournage, est aussi une forme de mise en scène, une intervention directe du film.

La diversité des pratiques est ici mise en exergue : dans le geste technique, dans la rigueur professionnelle, dans l'exécution de tâches immuables, une sensibilité personnelle est toujours à l'œuvre au sein d'une aventure humaine collective. Le texte est émaillé de la parole de maints cinéastes célèbres - en particulier François Truffaut, David Lynch et Pedro Almodóvar - expliquant leur point de vue sur telle et telle étape de la réalisation du film. Il est illustré de photos de films ayant eux-mêmes pour sujet un film en train de se faire, et une filmographie de ce genre à part entière qu'est devenu le cinéma dans le cinéma complète l'ouvrage.
Les auteurs ont tous deux réalisé un court métrage, ce qui confère une dimension concrète à leur texte et donne confiance aux jeunes gens qui souhaiteraient passer à l'acte en partageant leur vécu.
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« Le son au Cinéma »

Laurent Jullier
Au cours de l'histoire du cinéma sonore, les cinéastes ont accordé de plus en plus d'importance à la bande son, dont la richesse est aujourd'hui un facteur essentiel de qualité esthétique et de succès public.

Savoir analyser aujourd'hui ce que l'on entend au cinéma - les paroles, la musique, les bruits - participe désormais de la compréhension de l'oeuvre d'un cinéaste. C'est aussi un élément déterminant dans l'émotion procurée par le film.
L'auteur apporte un éclairage historique où l'on découvre qu'un riche univers sonore existait déjà dans les salles au temps du muet, que le multipiste a été inventé il y a des lustres ou que la révolution numérique a d'abord eu lieu en France...
L'ouvrage permet également de comprendre les pratiques des métiers du son. On peut identifier trois familles de techniciens au travail sur le son d'un film: les ingénieurs du son et les perchmans enregistrent le son sur le tournage, les monteurs son enrichissent ou remplacent les captures en direct avant d'ajouter la musique, enfin les mixeurs assemblent, hiérarchisent et apportent au film la tonalité sonore telle que l'a voulue le cinéaste.
Une trousse de secours pour le spectateur désorienté, des analyses de séquences, des interviews et des documents de travail de professionnels complètent cette approche du son au cinéma.
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« L'Adaptation »

le cinéma a tant besoin d'histoires
Frédéric Sabouraud
L' adaptation des œuvres littéraires en films est un sujet de prédilection pour comprendre la place qu'occupe aujourd'hui le cinéma et pour réfléchir sur deux pratiques familières et dissemblables : celle du lecteur et celle du spectateur. Dès le début, le cinéma adapte à l'écran des œuvres littéraires, et le cinéma parlant renforce davantage ce phénomène.

L'auteur dégage dans son ouvrage ce qui est commun aux deux médias, et ce qui les différencie : le cinéma est certes soumis comme une bonne part de la littérature au besoin de «raconter une histoire». Dans le même temps, il est représentation, image fondée sur des codes issus de la peinture, de la photo, du théâtre. Et enfin, il est fait de cadrage, de montage, de temps, de corps, d'espaces et de sons. Il montre en quoi la narration cinématographique est bien spécifique avec sa capacité à créer par les modes d'expression qui lui sont propres une gamme inépuisable de significations et d'émotions.
Les questions de la fidélité et de la trahison, de l'écriture littéraire et de l'écriture du scénario et des dialogues y sont très concrétement abordées à partir d'exemples précis et documentés : Renoir adapte Maupassant, Gorki ou Flaubert, tandis que Welles adapte Shakespeare et David Cronenberg William Burroughs ; Robert Bresson adapte «Le Journal d'un curé de campagne» quand les frères Coen choississent «L'Odyssée» et Tim Burton «Charlie et la chocolaterie».
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« Wong Kar-wai »

Thierry Jousse
Si «In the mood for love» et «2046» sont devenus des films mythiques pour toute une génération de spectateurs, Wong Kar-wai et l'ensemble de son oeuvre restent à découvrir pour nombre d'entre eux. Son inspiration est marquée par ses origines : cinéaste chinois de Hong Kong, né à Shanghai, il crée à travers ses scénarios et ses personnages un véritable ciné-monde empreint de mélancolie, où se confondent volontiers la légende et la réalité, des bulles de temps où le passé s'intrique inéluctablement dans le présent, au rythme de l'exacerbation des sentiments. Il aime jouer avec les codes du cinéma, les genres, le récit. La ville de Hong Kong, en proie à l'angoisse et au doute à l'heure de son rattachement à la Chine populaire, y joue un rôle de premier plan.


Après un premier long métrage librement inspiré du film de gangsters, «As Tears go by», il crée, dans les années 90, sa poétique propre avec «Nos Années sauvages», «Les Cendres du temps», «Chungking Express», «Les Anges déchus», «Happy Together». Il métisse son cinéma d'influences diverses, venues du film de sabre chinois, de la Nouvelle vague occidentale comme du film d'action de Hong Kong, et même de mondes extérieurs au cinéma du côté des nouvelles images. Son style visuel et sonore, sophistiqué, flirte avec le clip et les métamorphoses d'une image toujours en mouvement, et joue avec la musique, mêlant dans un collage virtuose, tango, rock, opéra, canto-pop.
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« L'initiation au cinéma »
Il en va aujourd'hui du cinéma comme de la littérature et, au cours de sa formation, chacun s'approprie des films aussi bien que des romans ; la collection "Les petits Cahiers" propose aux étudiants, enseignants ou lycéens, aux autodidactes et autres amateurs, d'accompagner leur initiation vers un cinéma éclairé. "Les petits Cahiers" font la paire : une étude de synthèse pour former le regard du spectateur ; des documents commentés pour ouvrir des pistes nouvelles au lecteur. La collection est dirigée par Joël Magny, critique et historien du cinéma, et Frédéric Strauss, journaliste de cinéma et auteur d'un livre d'entretiens avec Pedro Almodóvar.

« L'Aurore de Murnau »

Joël Magny
En 1958, s'opposant à leurs aînés, des jeunes critiques consacrent L'Aurore comme « le plus beau film du monde ». Près d'un demi-siècle plus tard le film n'a rien perdu de son éclat ni de son aura. Dès la première vision, John Ford considérait L'Aurore comme « le plus grand film jamais produit ». De nos jours, Martin Scorsese ne cache pas son admiration pour ce film qui « offrait des visions, un paysage mental » et « avait pour ambition de peindre les désirs des personnages avec de la lumière et des ombres ».

Quelles sont les raisons d'un destin aussi exceptionnel pour un film ? Jamais dans l'histoire du cinéma hollywoodien un réalisateur n'a bénéficié d'une telle liberté et de tels moyens. Frappé par Le Dernier des hommes (1924), William Fox fait venir le réalisateur à Hollywood et lui donne une « carte blanche » totale, dont Murnau n'hésitera pas à se servir pleinement.
Le sous-titre de L'Aurore est significatif : « A Song of Two Humans ». Une histoire d'amour universelle, dont les protagonistes sont à la fois des individus faits de chair, de sexe et de sentiments, élevés au rang de mythes universels. L'Aurore est moins un récit qu'un chant : un cinéma de poésie, aurait dit Pier Paolo Pasolini. Chaque séquence, chaque plan est marqué du sceau d'un véritable auteur, par un style fait de mouvements, de contrastes et de subtilités. Un style qui n'est en rien plaqué de l'extérieur, mais émane des personnages, du décor, de l'univers même.
Joël Magny est critique et historien du cinéma. Conseiller à l'Encyclopaedia Universalis et auprès de Gallimard Audiovisuel, chargé de cours à Paris VIII.
II a publié des monographies sur Éric Rohmer, Claude Chabrol, Maurice Pialat, co-dirigé une Histoire des théories du cinéma et La Petite Encyclopédie du cinéma.
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« L'Économie du cinéma »

Pierre Gras
Pour cette initiation à l'économie du cinéma, Pierre Gras a choisi de partir des expériences concrètes de chaque lecteur, qui est aussi un spectateur de films en salles de cinéma, à la télévision, en DVD ou grâce à la vidéo à la demande sur internet.

Cette introduction répond de manière vivante et précise aux questions que peut se poser tout amateur curieux des aspects économiques du cinéma, dès qu'il réfléchit à sa place de spectateur au sein d'une industrie culturelle, et qu'il veut également comprendre en quoi la connaissance de l'économie du cinéma permet de mieux connaître l'histoire et l'esthétique du cinéma.
Un premier chapitre présente les caractéristiques du spectateur, et la salle de cinéma tant du point de vue économique que culturel et social. Le deuxième chapitre est consacré à la vie d'un film depuis sa conception chez les auteurs et les producteurs, jusqu'à sa distribution, sa projection publique et sa diffusion sur les nouveaux supports (télévision, DVD, internet). Enfin, l'auteur expose les enjeux de l'action de l'Etat et des collectivités locales en faveur du cinéma français et de la diversité cinématographique, dans le contexte mondial de domination du cinéma hollywoodien.
Pierre Gras travaille depuis une dizaine d'années dans des associations défendant le patrimoine cinématographique et les salles de cinéma en régions. II est chargé d'enseignement en économie du cinéma à l'Université de Paris III et membre du GRECA (Groupe de recherches en économie du cinéma et de l'audiovisuel). II a publié de nombreux textes dans des ouvrages collectifs et des revues sur l'esthétique et l'économie du cinéma.
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« Le Cinéma muet »

Michel Marie
Pourquoi s'intéresser au cinéma muet aujourd'hui ?

Parce que c'est un art qui nous a apporté une bonne centaine de chefs-d'œuvre qu'il faut toujours voir et revoir, des Rapaces à L'Homme à la caméra.
Parce qu'il nous procure une forme de plaisir très particulière, fondée sur le silence, le langage des images et le geste des acteurs.
Parce que c'est une période qui a donné lieu à une intense réflexion théorique de la part de nombreux cinéastes et critiques, de Louis Delluc à S. M. Eisenstein, une réflexion théorique qui demeure très vivante.
Parce que le cinéma muet ressuscite aujourd'hui dans les formes les plus modernes du cinéma, chez Gus Van Sant et Hou Hsiao-hsien.
Michel Marie est professeur d'histoire du cinéma à l'université de la Sorbonne Nouvelle dont il a dirigé le département d'études cinématographiques pendant dé nombreuses années. II a présidé l'Association française de recherche en histoire du cinéma de 2001 à 2005. II s'intéresse spécialement au cinéma muet, au cinéma des années trente et à la Nouvelle vague et a publié des analyses de films sur M le Maudit, Muriel, À bout de souffle et Le mépris. II est l'auteur, avec Jacques Aumont, de quelques « classiques » de l'enseignement du cinéma : Esthétique du film, L'Analyse des films, le Dictionnaire théorique et critique du cinéma. II a dirigé plusieurs livres collectifs sur le cinéma muet : Les Vingt premières années du cinéma français, Georges Méliès, l'illusionniste fin de siècle, et La Firme Pathé frères, 1896-1914.
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« Le Procès » d'Orson Welles

Jean-Philippe Trias
On a beaucoup parlé à la sortie du Procès de l'infidélité supposée de Welles vis-à-vis de Kafka. Cet ouvrage entend réunir les pièces du dossier pour montrer que le procès du Procès n'est qu'un faux procès, et que le film est un véritable cas d'école pour comprendre ce qu'est l'adaptation d'un roman au cinéma, le cheminement nécessaire d'un créateur à l'autre, d'un art dans un autre. Alors que tout semble opposer au premier abord Welles et Kafka, des parentés singulières relient en réalité leurs oeuvres : inachèvement, théâtralité, rapport de l'individu à la Loi et à la Vérité, impossible quête du sens...

À l'encontre du point de vue généralement adopté par les historiens du cinéma selon lequel Le Procès, film de commande, serait un produit commercial mal identifié, l'auteur considère ce film comme l'un des plus libres et aboutis de Welles. Du roman de Kafka, Welles est resté fidèle non seulement à la lettre, mais aussi à l'esprit qu'il raccroche à ses propres préoccupations éthiques et politiques sur le monde contemporain. Le style de l'écrivain a cependant été métamorphosé par la vision du cinéaste. Cette transformation révèle l'ambition du film : donner une interprétation du roman qui explicite le contenu onirique et la portée politique toujours actuelle de Kafka. Avec Le Procès, Welles a bien fait un film de Welles et non du « Kafka illustré ».
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« Le Scénario »

Anne Huet
Écrire un scénario est un projet qui suscite nombre de vocations, et il ne manque pas de recettes pour qui veut s'y essayer. L'écriture du scénario est de. plus en plus reconnue par la profession : elle est enseignée, récompensée par des prix.

Et pourtant, paradoxe, le scénario n'est pas véritablement partie constituante du cinéma, il n'est fait ni d'images, ni de sons, mais de mots.
Son existence même suscite la controverse : pour certains, c'est la bible, le mot de passe qui déclenche tout et soude une équipe; pour les autres, c'est un exercice littéraire qui étouffe la créativité spécifique au 7e art et le mène tout droit à l'académisme.
E auteur explique qu'en tout cas le scénario reste le point de départ des films dont tout le monde se sert à un moment ou à un autre, producteur, financiers, acteurs, réalisateurs et techniciens. En s'appuyant sur des films de référence appartenant au cinéma classique comme au cinéma moderne, du très hollywoodien La Mort aux trousses, de Hitchcock à Millenium Mambo, du cinéaste taiwanais Hou Hsiao-hsien, en passant par la Nouvelle vague avec Les quatre cents coups ou encore Eyes Wide Shut, de Kubrick, l'auteur propose des pistes ouvertes pour des projets de nature très différente. L'ouvrage se conclut par une lettre ouverte de l'auteur à l'apprenti scénariste, véritable petit guide des questions à se poser impérativement avant de prendre sa plume.
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« Le Western »

Clélia Cohen
« L'Amérique n'a donné naissance qu'à deux formes d'art spécifiques : le jazz et le western », a coutume de dire Clint Eastwood, figure centrale du genre, à la fois acteur mythique des westerns de Sergio Leone et devenu lui-même réalisateur de l'un des plus fameux, « Impitoyable ».

Parmi tous les genres auxquels Hollywood a donné naissance, le western est sans conteste le plus original, né du terreau même de l'Amérique, de ses personnages, de ses paysages. Il est présent dès les débuts du cinéma américain, et tout au long de son histoire.
D'abord considéré comme un divertissement populaire avec ses codes et ses stars (John Wayne, James Stewart, Gary Cooper, Henry Fonda...), il doit sa reconnaissance à la critique française des années cinquante, qui sous la houlette d'André Bazin le considère comme « le cinéma américain par excellence », l'une des formes les plus abouties d'un art dans lequel s'expriment de grands auteurs comme John Ford, Howard Hawks, Raoul Walsh, Anthony Mann...
L'auteur invite le lecteur à la suivre, à l'encontre des faux clichés, sur quelques pistes renouvelées à l'aune de sa passion pour le western et de sa sensibilité propre.
Elle l'encourage surtout à poursuivre par lui-même, guidé par sa curiosité personnelle, la découverte d'un genre aux multiples facettes. Une filmographie en forme de chronologie, conducteur idéal de cette démarche, termine l'ouvrage.
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« Les effets spéciaux »

Réjane HAMUS-VALLÉE
Un ouvrage réalisé en coédition par le SCÉRÉN - CNDP et les Cahiers du cinéma, dans la collection « Les petits Cahiers »
Depuis sa naissance, le cinéma convoque les effets spéciaux, que ce soit pour créer "l'ordinaire de l'extraordinaire" ou "l'extraordinaire de l'ordinaire". L'explosion du numérique, depuis les années 90, a considérablement amplifié le phénomène et repose la question de ses usages : quelle est dont la nature de cet "effet" produit sur le spectateur?

Quand il voit un monstre, un tremblement de terre, le spectateur , au fond de lui-même, sait bien que c'est faux mais quand même...le temps d'un film, il y croit. L'effet spécial est bien sûr produit à partir d'une technique particulière que l'on peut démonter, expliquer, montrer, mais avant tout, il produit lui-même un sens, celui que recherche le metteur en scène qui a choisi de l'intégrer dans son film. C'est cette double réflexion que mène l'auteur dans cet ouvrage : comment faire des effets spéciaux et surtout pourquoi faire des effets spéciaux? A partir d'exemples de films et metteurs en scène qui couvrent toute l'histoire du cinéma de "King Kong" à "Matrix" ou au "Titanic", de Georges Méliès à George Lucas, James Cameron ou Jean-Pierre Jeunet.
Dans les "plans à effets spéciaux" se condensent les problèmes économiques, esthétiques, techniques et idéologiques, ce qui en fait un point de départ essentiel à la compréhension du cinéma d'aujourd'hui - comme d'hier.
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« Le Dialogue » : du texte écrit à la voix mise en scène

Claire VASSÉ
Un ouvrage réalisé en coédition par le SCÉRÉN - CNDP et les Cahiers du cinéma, dans la collection « Les petits Cahiers »

La parole, au cinéma, est arrivée après l'image. Certains y ont vu un épanouissement, d'autres en ont fait la mauvaise conscience d'un art qui se rêvait langage universel. Cet ouvrage tente de répondre à la question de savoir comment et pourquoi on parle au cinéma.
Evoluant au gré des époques, des genres, des pays et des enjeux esthétiques, le dialogue de cinéma est un lieu d'invention sans cesse renouvelée qui a largement contribué à l'irruption de la modernité dans le cinéma des années 60.
L'ouvrage envisage le dialogue sous deux aspects principaux : un texte, inclus dans le scénario du film, mais aussi un élément essentiel de la mise en scène. En quoi influe-t-il sur le rapport à l'espace, au temps, aux personnages ? Raconte-t-il la même histoire que l'image ? Comment les acteurs s'approprient-ils ces mots écrits par d'autres, quelle est leur part d'improvisation ?
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« Le Cinéma d’animation »

Bernard GENIN
Un ouvrage réalisé en coédition par le SCÉRÉN - CNDP et les Cahiers du cinéma, dans la collection « Les petits Cahiers »
Deux ans avant les premières projections des films Lumière, un autre pionnier, Emile Reynaud, faisait courir tout Paris venu admirer de ravissantes images colorées à la main, qui s'animaient soudain sur l'écran de son "Théâtre optique". Imaginait-il les mille et une possibilités de ce nouveau moyen d'expression ?

Cet ouvrage se propose de retracer la prodigieuse histoire du "septième art bis", un cinéma qui se fabrique image par image, où l'auteur est maître absolu puisqu'il contrôle tout au vingt-quatrième de seconde.
Des géants mythiques (Walt Disney) aux marionnettistes inspirés (Trnka, en Tchécoslovaquie) en passant par le modeste gratteur de pellicule (Norman Mc Laren, au Canada), des poètes libertaires (Paul Grimault, en France) aux sages animistes (Hayao Miyazaki, au Japon), l'art de l'animation n'a plus cessé de nous surprendre.
Avec l'apparition de l'ordinateur et des nouvelles techniques ("Toy story", "Le Monde de Nemo"), il a littéralement explosé au cours de la dernière décennie, conquérant un nouveau public adulte.
A l'aube du XXIème siècle, on est sûr d'une seule chose : il n'a pas fini de nous émerveiller.
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« La Musique de film »

Gilles MOUELLEC
Un ouvrage réalisé en coédition par le SCÉRÉN - CNDP et les Cahiers du cinéma, dans la collection « Les petits Cahiers »
Des accompagnements en direct sur les pianos des salles du muet aux BO d'aujourd'hui mêlant les compositions symphoniques, les compilations de musiques contemporaines, les chansons populaires et les sons électroniques, l'histoire du cinéma est aussi une histoire de musiques.

Avec l'arrivée du parlant, et la naissance de la profession de compositeur de cinéma, la possibilité s'offre enfin aux cinéastes de contrôler la musique de leurs films. Si, à Hollywood, Max Steiner impose un "standard" nourri de romantisme européen, les grands cinéastes, en collaboration avec les musiciens, inventent d'autres rapports entre la musique et les images. De Jean Renoir à David Lynch, de Maurice Jaubert à Danny Elfman, compositeurs d'images et compositeurs de sons se retrouvent pour créer ensemble une œuvre unique : le film.
L'auteur donne les repères historiques nécessaires à une bonne compréhension de l'évolution des rapports entre la musique et le film, mais il propose également des analyses qui éclairent le rôle joué par la musique dans la perception des images. Ces analyses, complétées par des témoignages, des textes théoriques et des documents, concernent de nombreux cinéastes parmi lesquels Charles Chaplin, Alfred Hitchcock, Roberto Rossellini, Jean-Luc Godard ou Quentin Tarentino.
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« Chris Marker »

Bamchade POURVALI
Un ouvrage réalisé en coédition par le SCÉRÉN - CNDP et les Cahiers du cinéma, dans la collection « Les petits Cahiers »
Chris Marker n'est pas un cinéaste au sens courant du terme. Il est aussi un étonnant voyageur, un photographe et un écrivain, un artiste vidéo et un concepteur de CDrom...

Il n'en est pas moins l'une des figures qui ont marqué le cinéma de la deuxième moitié du XXème siècle. Il s'inscrit tout d'abord dans le renouveau du documentaire de l'après-guerre, "l'école française du court métrage", aux côtés d'Alain Resnais, Agnès Varda et Armand Gatti avec lesquels il collabore.
Placé sous le signe de "Fantômas", du "Cuirassé Potemkine" et de "Vertigo", l’œuvre de Marker est profondément cinéphile. Héritier du cinéma classique, il participe dans les années 60 à l'effervescence du cinéma militant et inspire le groupe Medvedkine. Inlassablement, il poursuit son projet de filmer le monde : Chine, Sibérie, Israël, Cuba, Chili, Japon... et toujours Paris. C'est en 1962 qu'il réalise à la fois son premier et unique film de fiction, "La Jetée", et son premier long métrage documentaire, "Le Joli mai".
En adjoignant à l'analyse approfondie de ces deux films, celles du "Fond de l'air est rouge", réalisé 15 ans plus tard et de "Sans soleil", vingt ans après, l'auteur de cet ouvrage parvient à dessiner la cohérence profonde d'une œuvre comprenant plus de 70 "réalisations" et "participations" sur les supports les plus diversifiés : graphique, magnétique, argentique, numérique. Pour ses amis, comme Alain Resnais, Henri Michaux et Paul Paviot, Chris Marker préfigure "l'homme du XXIème siècle".
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« Le plan »

Au commencement du cinéma par Emmanuel Siety
Mise en œuvre de la pensée d'un cinéaste, le plan peut résulter du geste d'un seul homme ou mobiliser toute une équipe. Pour le spectateur, le plan participe à la compréhension du récit et de l'espace-temps du film, ainsi qu'à la perception de formes, de couleurs, de mouvement. Cinq films accompagnent le lecteur ou font l'objet d'analyses détaillées : Les 400 coups (François Truffaut, 1959), Playtime (Jacques Tati, 1967), Où est la maison de mon ami ? (Abbas Kiarostami, 1988) et Pather Panchali (Satyajit Ray, 1955). Les commentaires des documents de travail de François Truffaut et de Fritz Lang apportent un éclairage concret sur le plan comme élément de la création cinématographique.

Emmanuel Siety est étudiant-chercheur à l'Université Paris III et conférencier au sein du département pédagogique de la Cinémathèque française.
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« Le point de vue »

De la vision du cinéaste au regard du spectateur par Joël Magny
Le photographe amateur, le cinéaste, aujourd'hui le manieur de caméra DV est bien obligé de se placer quelque part pour regarder et enregistrer quelque chose. Il a nécessairement un " point de vue " sur ce qu'il montre, puisqu'il ne peut faire autrement. Appelons cela " point de vue quelconque " ou " point de vision ". En revanche, celui qui se pose quelques questions sur ce qu'il veut montrer et surtout comment il veut le montrer, est amené à faire des choix pour une " vision " au sens fort du terme, une manière de voir le monde. Cette approche repose sur de nombreux classiques du cinéma : Les 400 coups de Truffaut, Bonjour de Ozu, Fenêtre sur cour d'Hitchcock, Chasse à l'homme de Lang.


Joël Magny est critique et historien du cinéma. Conseiller à l'Encyclopædia Universalis, chargé de cours à Paris I et Paris VIII, il a publié des monographies sur Éric Rohmer, Claude Chabrol, Maurice Pialat, co-dirigé une Histoire des théories du cinéma et La Petite Encyclopédie du cinéma.
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« Le montage »

L'espace et le temps du film par Vincent Pinel
Le montage est non seulement considéré comme un élément essentiel du "langage cinématographique", mais aussi comme le plus spécifique. Pour mieux comprendre la richesse du montage, il est passionnant d'en traquer les signes annonciateurs dans le cinéma des premiers temps, de suivre les moments forts de son apparition au long des années dix et vingt parallèlement à la lente institution d'un nouveau mode de représentation, enfin d'observer son devenir jusqu'à nos jours. Le raisonnement de l'auteur s'appuie sur une riche iconographie constituée de séries de photogrammes de grands classiques du cinéma et sur des documents, reproduction des instruments de travail des monteurs. Vincent Pinel, chef-monteur des premiers films de René Féret et de Robert Guédiguian, fut responsable de l'Unité Cinéma de la Maison de la Culture du Havre, puis conservateur des films à la Cinémathèque française. Il est l'auteur ou le co-auteur d'une quarantaine d'ouvrages sur le cinéma.

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« L'Homme de la plaine »

Bernard BENOLIEL
Un ouvrage réalisé en coédition par le SCÉRÉN - CNDP et les Cahiers du cinéma, dans la collection « Les petits Cahiers »
 "L'Homme de la plaine" ("The Man from Laramie", 1955) impose Anthony Mann comme l'un des plus remarquables cinéastes d'un genre roi à Hollywood et qui a presque l'âge du cinéma, le western. C'est la première fois qu'il s'essaye à un nouveau format, le CinémaScope, qui va s'avérer une dimension capitale de son art. Ce film est le cinquantième de la "star" James Stewart et son cinquième (et dernier) western avec Anthony Mann. Avec "L'Homme de la plaine", Mann peut bien avoir alors le sentiment d'un aboutissement : "Je voulais récapituler, en quelque sorte, mes cinq années de collaboration avec Jimmy Stewart. J'ai repris des thèmes et des situations en les poussant à leur paroxysme. "A la faveur de ce dernier tour de piste avec son acteur fétiche, Anthony Mass assume la perpétuation d'un genre classique tout en renouvelant son expression artistique dans cette période de l'après-guerre qui voit naître la modernité. "L'Homme de la plaine" rend compte d'une mutation en cours qui vaut aussi bien pour l'époque dans le film (la fin du 19e siècle) que pour celle du film (les années cinquante). Mann ou la vision tragique du monde comme il va.

Avec "L'Homme de la plaine", Anthony Mann connaît sa première vraie reconnaissance critique en France. Dès sa sortie, André Bazin salue le film comme un chef-d'œuvre dans un article dithyrambique, "Beauté d'un western", paru dans les Cahiers du cinéma. Suivront d'autres signatures comme celles d'Eric Rohmer, Jacques Rivette, Claude Chabrol, Jean-Luc Godard, qui sauront trouver chez le vieux maître des idées de cinéma quand leur tour viendra d'en faire.
"L'Homme de la plaine" est au programme de l'option cinéma de la session 2005 du baccalauréat littéraire.
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« Vocabulaires du cinéma »

Joël MAGNY
Un ouvrage réalisé en coédition par le SCÉRÉN - CNDP et les Cahiers du cinéma, dans la collection « Les petits Cahiers »
Dès les années dix, Ricciotto Canudo, précurseur de la réflexion sur le cinéma, réclame, pour ce qu'il baptise "Septième Art", un langage qui soit adapté à cet art nouveau, synthèse de tous les autres. "La confusion règne, écrit-il en 1922, là où la définition des mots-idées ne s'est pas encore affirmée". Des mots sont alors inventés dont beaucoup disparaîtront, comme "écraniste", au profit de "cinéaste". D'autres réapparaîtront des années plus tard, comme "cinéphile". Les générations successives, les professionnels comme les critiques inventeront leurs vocabulaires. Celui qui aborde aujourd'hui le cinéma avec passion peut alors être pris de vertige devant une telle profusion : qu'est-ce qu'un travelling panoté? La transparence relève-t-elle de la technique ou de la philosophie? Qu'est-ce qu'un staffeur? Il n'y a pas un vocabulaire, mais des vocabulaires du cinéma, technique, esthétique, économique, historique... Le but de cet ouvrage n'est pas l'exhaustivité, mais une proposition pour le lecteur non spécialiste de définitions claires et simples des termes qu'il a le plus de chance de rencontrer dans son approche du cinéma, en tant que spectateur ou qu'"apprenti-cinéaste".

Des renvois terme à terme, des synthèses plus générales et une bibliographie pratique ouvrent vers des lectures plus transversales.
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« Abbas Kiarostami »

Alain BERGALA
Un ouvrage réalisé en coédition par le SCÉRÉN - CNDP et les Cahiers du cinéma, dans la collection « Les petits Cahiers »
Abbas Kiarostami est l'un des plus grands cinéastes apparus depuis trente ans dans le cinéma mondial. Après un apprentissage modeste et patient, "sur le tas", où il réalise de nombreux films pédagogiques pour et sur les enfants de son pays, l'Iran, il s'est peu à peu imposé avec ses premiers longs-métrages "Le Passager", "Où est la maison de mon ami?", "Close Up". La reconnaissance internationale (avec la Palme d'or au Festival de Cannes en 1997 pour "Le Goût de la cerise") ne l'a pas fait dévier de sa voie et de sa recherche artistique personnelle qui passent aussi par la poésie, la photographie et la vidéo. Kiarostami est un auteur au sens le plus sensible, philosophique et politique au monde. Son oeuvre, comme toute grand oeuvre, remet en jeu les principales postulations de son art : capter le monde ou le construire; s'y perdre comme un sujet de la sensation ou en penser le film comme un modèle vertigineux. Ce livre s'attache à ouvrir quelques pistes concrètes, à analyser quelques matrices de création (dont l'agencement comme figure maîtresse de cette oeuvre), à étayer ses propositions par de nombreux photogrammes, pour aider le lecteur à explorer ce nouveau territoire du continent cinéma qui a pour nom Kiarostami.

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« La Lumière en cinéma »

Jacques LOISELEUX
Un ouvrage réalisé en coédition par le SCÉRÉN - CNDP et les Cahiers du cinéma, dans la collection « Les petits Cahiers »
Que ce soit à la prise de vue ou pour la projection d'un film, c'est la lumière qui donne à voir l'image. C'est aussi elle qui donne du sens à l'image par la façon dont elle éclaire le sujet et l'ambiance émotionnelle qu'elle crée. Les peintres, les photographes, et à leur suite les cinéastes, ont exploré toutes les distorsions que l'on pouvait faire subir à la lumière pour travailler cette émotion.

"Faire la lumière au cinéma", c'est participer au déroulement de l'histoire que raconte le réalisateur, en maîtrisant les émotions qu'elle produit. Pour construire la lumière d'une scène, le directeur de la photographie fait appel à ses connaissances techniques, son observation du réel et sa culture esthétique, ses références à la peinture, à la photographie, à la littérature, voire à la musique, au langage, à l'architecture... Jacques Loiseleux propose au lecteur de partager cette expérience. Par l'étude de ses carnets, le commentaire de ses propres documents de travail, le dialogue avec d'autres chefs-opérateurs, il délivre ici le savoir-faire de son métier et les secrets de son art.
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« Le récit de cinéma »

Marie-Anne GUERIN
Un ouvrage réalisé en coédition par le SCÉRÉN - CNDP et les Cahiers du cinéma, dans la collection « Les petits Cahiers »
S'il est vrai que le récit existait bien avant le cinéma et que ce dernier a emprunté à tous les autres arts pour inventer ses propres manières de raconter, le récit cinématographique se différencie radicalement du récit littéraire par exemple. Loin de se réduire au scénario, il passe par toutes les étapes de la création, y compris le tournage et le montage, et se sert du langage propre au cinéma (l'ellipse, le fondu au noir, le flash back ou flash forward, la voix off, les effets spéciaux...) : bref, la spécificité du récit de cinéma, c'est que tout dépend de la mise en scène.

L'auteur s'appuie sur les grands maîtres du cinéma comme Griffith, Murnau et Stroheim pour retracer l'invention du récit cinématographique et comprendre les filiations qui se sont opérées à travers les générations de cinéastes jusqu'à nos jours. Des exemples de films classiques (Renoir, Hitchcock, Welles, Lang), mais aussi de films de Lynch, Rohmer ou Lucas Belvaux viennent à l'appui de son propos, avec des analyses de séquences, des extraits de scénarios, des textes et commentaires de cinéastes et scénaristes.
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« Le cinéma africain »

Elisabeth LEQUERET
Un ouvrage réalisé en coédition par le SCÉRÉN - CNDP et les Cahiers du cinéma, dans la collection « Les petits Cahiers »
Né sous le signe du politique en 1955, le cinéma d'Afrique Noire le restera après les Indépendances. Il puise son énergie dans la culture traditionnelle et populaire du continent, culture du verbe et de la parole plus que de l'image. A partir de regroupements thématiques et esthétiques, l'auteur articule les principales tendances du cinéma africain francophones avec le terreau social et politique dont il se nourrit afin d'appréhender la vision du monde qui s'y déploie. Documents, textes, analyses de plans, bibliographies, chronologie et géofilmographie complètent cette synthèse.

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« L'Evangile selon Saint Matthieu »

Stéphane BOUQUET
Un ouvrage réalisé en coédition par le SCÉRÉN-CNDP et les Cahiers du cinéma, dans la collection « Les petits Cahiers »

En mettant en scène les paroles du Christ, Pasolini portait à l'écran, non seulement un texte fondateur de la culture occidentale, mais un personnage qui jouait pour lui un rôle déterminant : "Il vangelo" est un autoportrait. Influencé par le communisme et les courants catholiques d'extrême gauche de l'époque, il dresse le portrait d'un Christ révolutionnaire appelant à la lutte, vers un monde meilleur. Il invente une nouvelle esthétique en restant littéralement fidèle au texte et bouleverse la grammaire classique du cinéma. Documents, témoignages, textes et analyses de plans complètent cet ouvrage.
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« Le documentaire »

Jean BRESCHAND
Un ouvrage réalisé en coédition par le SCÉRÉN - CNDP et les Cahiers du cinéma, dans la collection « Les petits Cahiers »
Quelle définition et quelle identité pour le film documentaire ? Après avoir dressé un historique du documentaire, qui remonte aux frères Lumière, l'auteur revient sur les différentes approches de ce genre - qui recouvre des pratiques fort différentes - et s'attarde sur l'œuvre des principaux cinéastes. Un accent particulier est mis sur l'influence prégnante de l'évolution des techniques dans l'histoire du documentaire.

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« La comédie musicale »

Michel CHION
Un ouvrage réalisé en coédition par le SCÉRÉN - CNDP et les Cahiers du cinéma, dans la collection « Les petits Cahiers »

Après avoir dressé et analysé le portrait d'un genre qui se situe entre rêve et réalité, l'auteur propose un historique de la comédie musicale aux États-Unis et dans le reste du monde. Il montre ainsi que la comédie musicale sert à exprimer toute une diversité de sentiments et d'idées. Des documents, des textes, des analyses de séquences et une chronologie proposant les principaux titres de comédie musicales complètent cette synthèse.
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« Jacques Tati »

Stéphane GOUDET
Un ouvrage réalisé en coédition par le SCÉRÉN - CNDP et les Cahiers du cinéma, dans la collection « Les petits Cahiers »
Etude de synthèse pour mieux connaître Jacques Tati, acteur et réalisateur, avec la présentation de ses films (de Jour de Fête à Parade) et des personnages qu'il interpréta lui-même. Grâce à des analyses de séquences, des commentaires de documents et des témoignages de collaborateurs, cet ouvrage caractérise le style Tati et évalue son apport à l'histoire du genre burlesque.

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« Jean Vigo »

Luce Vigo
À propos de Nice, Taris, Zéro de conduite et L'Atalante : quatre films seulement de 1929 à 1934. Un affrontement avec la censure officielle puis avec celle de l'industrie du cinéma. Une vie trop brève qui s'achève à 29 ans... Vigo est devenu une sorte de Rimbaud du cinéma...

Luce Vigo propose ici un portrait débarrassé de toute une mythologie romantique. Fille du cinéaste, elle n'avait que trois ans à la mort de son père, mais elle l'a trouvé peu à peu à travers les témoignages de ses amis, ses archives personnelles et les films eux-mêmes. Non, Vigo n'était pas un artiste maudit, obsédé par la mort, mais un jeune homme assoiffé de cinéma. Si le souvenir de son père anarchiste arrêté sous ses yeux, puis « suicidé » en prison alors qu'il n'avait que douze ans, hante cette œuvre, elle ne se réduit pas aux traces d'une biographie. Vigo a créé un langage cinématographique novateur à la fois visionnaire et réaliste, alliance de beauté et de cruauté, qui ouvrait des voies nouvelles en ces débuts du parlant.
« Un cinéaste-né », proclamait dès 1934 Élie Faure. Il ne cesse de renaître chaque jour un peu plus pour les nouvelles générations, et Luce Vigo y contribue aujourd'hui avec chaleur et lucidité.
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