PATRIMOINE > Le patrimoine à l'école - les rendez-vous autour du patrimoine - Chartes - Ressources - Formation

 


Les grandes orientations

Travailler sur le patrimoine à l'école

Dans une ville ou un département

Partenaires
Comment travailler sur le patrimoine à l’école, au collège, au lycée.
 
Le patrimoine à la croisée des enseignements.
Le patrimoine en tant que témoignage de notre héritage culturel constitue le fondement de la plupart des enseignements, français, histoire, arts mais aussi mathématiques, sciences ou philosophie.
Quelques pistes…
Le patrimoine littéraire au cœur de l’enseignement de français
La découverte des textes littéraires commence dès l’école maternelle, par les lectures à haute voix de l’enseignant et le travail d’interprétation qu’il conduit avec les élèves. Il se poursuit à partir du CP mais s’intensifie au cycle des approfondissements (CE2 – CM2). Les nouveaux programmes de l’école primaire prévoient en effet que les élèves de ce cycle auront découvert en classe une dizaine d’ouvrages par an, choisis par le maître dans une liste nationale de 180 classiques d’hier et d’aujourd’hui, dans des genres variés (contes, nouvelles, poésie, théâtre…).

Le travail de connaissance des œuvres se poursuit au collège puis au lycée : c’est même un axe fort des instructions actuelles. L'approche des grandes œuvres du panthéon littéraire français ou antique est complétée par la découverte de la littérature étrangère, de la littérature pour la jeunesse et la littérature contemporaine : les documents d’accompagnement proposent une sélection aux enseignants dans ces trois catégories.
Au collège, l’étude des référents culturels fondamentaux en français suit la chronologie développée en histoire, permettant aux élèves de mieux percevoir le contexte des œuvres. Ainsi, en classe de sixième, l’étude des origines gréco-romaines et judéo-chrétiennes de notre civilisation trouve un écho dans quatre textes (à lire en extraits) issus de l'héritage antique : la Bible, l'Odyssée, l'Enéide, les Métamorphoses.
Au lycée, les nouveaux programmes prévoient l’étude de mouvements littéraires et culturels français et européens, dans leurs divers aspects historiques, esthétiques et sociaux. Ce travail permet aux élèves de mieux comprendre les textes étudiés, notamment en percevant les rapports, renvois, variations, emprunts qui existent d’un texte à l’autre, d’un auteur à l’autre. Cette dimension peut être renforcée par une option latin ou grec ancien : l'analyse du personnage d'Electre à travers les représentations de Sophocle et Euripide s'élargit ainsi sur l'étude du mythe des Atrides, réactualisé dans le théâtre et le cinéma contemporain (Giraudoux, Cacoyanis). Bien entendu, cette étude est plus ou moins approfondie selon les séries : ainsi en série littéraire, où l’horaire de français est le plus important, la connaissance patrimoniale de la langue doit-elle être la plus poussée.
La langue : un élément central de notre patrimoine
A partir du collège, l'étude même de la langue est abordée dans sa dimension patrimoniale, par le recours à l'étymologie, la construction du lexique et l'évolution de la syntaxe, l’« historicité » de la langue. Ce travail est renforcé par les élèves qui choisissent l’option latin ou grec ancien à partir de la classe de quatrième. Il s’agit en effet de retrouver, interroger, interpréter dans des textes anciens, les langues et les civilisations antiques pour mieux comprendre les nôtres, percevoir leurs différences mais aussi et surtout leur parenté. L’étude des lexiques conduit à l’étymologie et met en valeur l'évolution de la langue française. On associe dans ces enseignements l'étude de la langue à travers les textes originaux en extraits et l'étude de la civilisation sous forme de thèmes historiques ou culturels, à travers l'étude d'images, de textes traduits, l'observation de sites et les visites de musées.
Le fondement de l’enseignement de l’histoire
Dès l’école maternelle, l'élève apprend progressivement à passer du temps et de l'espace qu'il vit et occupe personnellement, à un temps et un espace perçus et distanciés. Mais c’est à partir du CE2 que l’enseignement de l’histoire proprement dit apparaît. Lecture de textes, d'images fixes ou animées, expression orale et écrite sont constamment associées à l'étude de documents historiques de sources variées, dans une démarche qui doit former un regard curieux et critique. Les documents d’accompagnement des nouveaux programmes fixent une liste de dates et de personnages majeurs qui doivent être connus de tous, construisant ainsi un premier « panthéon » historique. Le recours à des ressources patrimoniales, nationales ou locales, y est constamment préconisé.

Exemples de questions au programme en histoire en cycle 3 :
- à l’origine de l’histoire du territoire français : populations premières, Grecs, Celtes…
- la romanisation de la Gaule
l’Europe des abbayes et des cathédrales

Au collège, les programmes placent l'étude de documents patrimoniaux au cœur de l’enseignement. Ils ne sont pas seulement l'illustration d'un thème ou d’une époque. Les élèves doivent en saisir le sens, dans une approche critique et problématique inséparable de la pratique de l'histoire et de la géographie. Leur étude contribue à la constitution et à la transmission d'une culture commune essentiellement organisée autour de la lente constitution du patrimoine culturel européen, sans toutefois exclure ou négliger les autres cultures.
Au lycée, les élèves entrent dans une démarche davantage synthétique et problématisée tournée vers la compréhension du monde contemporain, par l’étude de moments historiques clés qui ont participé à sa construction et par celle de l'action actuelle des sociétés sur leurs territoires. En histoire, une place privilégiée est accordée à l'analyse de quelques documents fondamentaux pour mettre en évidence les grands repères du programme.

Exemples de questions au programme en collège et au lycée :
- en 5ème : le Moyen-Age européen, à partir d’approches essentiellement culturelles
- en 4ème : l’absolutisme et les Lumières
- en 2nde : Humanisme et Renaissance, en particulier la Renaissance artistique
Un pilier de l’enseignement artistique
Dès la maternelle, les nouveaux programmes d’éducation artistique mettent en place une sensibilisation au patrimoine en abordant la notion de « collection » et de « musée » à hauteur d’enfant : en encourageant la constitution de collections personnelles et de musées de classe, ils sollicitent chez l’enfant le désir de « conservation » d’objets pour leur dimension affective ou esthétique. Ces collections, en constante évolution, permettent d’introduire la notion d’œuvre d’art à l’école élémentaire. A partir du CE2, l’enseignant aborde des œuvres de registres différents, toutes situées historiquement, en fondant son choix sur des listes nationales et académiques, ce qui permet de donner corps à l’idée d’un patrimoine artistique sans frontières tout en accordant leur place aux ressources locales et régionales. Une fréquentation des œuvres s’instaure : il s’agit de faire entrer l’œuvre et l’artiste à l’école et, indissociablement, de sortir de l’école pour des visites de musées, de monuments… Au collège, chaque travail mené dans le cadre des enseignements artistiques est l’occasion de mettre l’élève en situation de confrontation permanente de sa production avec des œuvres d’artistes contemporains et d’époques passées. Il acquiert ainsi en même temps les jalons d’une culture artistique et des repères pour se situer parmi eux. En arts plastiques, plusieurs séances doivent être consacrées à l’analyse d’œuvres d’art et centrent l’étude des œuvres tridimensionnelles sur le fait architectural  - édifice, ville, cadre construit –, en tirant parti des ressources locales les plus pertinentes.
L’histoire des arts au lycée :
Au lycée, dans les séries générales et technologiques, l’élève peut faire le choix d’un enseignement d’histoire des arts, enseignement de culture qui se fonde sur une approche pluridisciplinaire et transversale des œuvres et mouvements artistiques. Il étudie les grandes formes d’expression artistique (architecture, art des jardins, arts plastiques et appliqués, cinéma, danse, musique, spectacle vivant) en saisissant les rapports dynamiques qu’elles entretiennent lors de temps forts de la création. De ce fait, l’histoire des arts mobilise une équipe d’enseignants de différents horizons disciplinaires et s’associe le concours, ponctuel ou régulier, d’institutions (musées, archives, monuments historiques, théâtres...) et de professionnels de la culture (architectes, archéologues, conservateurs, musiciens, plasticiens...). La vitalité de cette discipline ne se dément pas depuis son introduction en 1993. En 2002, elle est enseignée dans une centaine d’établissements par des équipes volontaires et concerne 6000 lycéens, à titre d’option facultative dans toutes les séries générales et technologiques (3 heures hebdomadaires) et d’enseignement de spécialité en série littéraire (5 heures hebdomadaires). Ses programmes, qui viennent d’être renouvelés, réservent une part accrue à l’étude des phénomènes architecturaux, ainsi qu’à l’articulation entre la connaissance du patrimoine et l’attention à la création vivante, faisant de la notion de patrimoine une notion évolutive et ouverte.

Exemples de questions au programme en histoire des arts :
- Arts et villes au XXème siècle.
- Politiques culturelles en France depuis 1945.
- Les avant-gardes depuis le milieu du XIXème siècle

Dans la voie professionnelle, où il est obligatoire à tous niveaux (CAP, BEP, bacs professionnels, Brevets de Technicien), l’enseignement artistique est centré sur les arts appliqués et trouve son fondement pédagogique dans la relation aux métiers. Il questionne indirectement la notion de patrimoine à travers l’étude d’objets relevant des trois domaines du design (de produit, de communication, d’espace), envisagés dans leurs déterminations technique, ergonomique, écologique, sociologique, esthétique. Les formations à dominante artistique et les brevets des métiers d’art mettent constamment en jeu la notion de patrimoine à travers la question de sa conservation et de sa transmission par le « métier ».

Pour les textes des programmes et documents d’accompagnement , consulter :
http://www.cndp.fr/doc_administrative/
Les principaux cadres pédagogiques
Depuis plusieurs années, le ministère en charge de l’éducation nationale soutient la mise en place de démarches transversales aux disciplines, afin de mieux faire percevoir leur liens aux élèves, de les aider à donner un autre sens aux apprentissages scolaires. Ces « cadres transversaux » sont au services des enseignements, dont ils sont une modalité. Ces démarches, d’initiative locale, s’inscrivent dans des cadres pédagogiques de référence :
les classes à projet artistique et culturel (qui concerne les classes de l’école primaire, la classe de sixième et le lycée d’enseignement général et technologique, et lycée professionnel), les Itinéraires de découverte (obligatoires pour tous les élèves en classe de cinquième à partir de la rentrée 2002),
les Travaux personnels encadrés (TPE, obligatoires en classe de première des séries générales, option facultative au bac ES, L et S) ou les Projets pluridisciplinaires à caractère professionnel au lycée professionnel (PPCP).

Ces dispositifs, inclus dans l’horaire de cours des élèves, permettent à des enseignants de deux disciplines au moins de mettre en place de nouvelles approches de points convergents des programmes des disciplines d’enseignement général ou professionnel : la découverte du patrimoine en est souvent un. Ils entraînent les élèves dans des démarches actives, qui peuvent déboucher sur une production collective. Ils favorisent l’exploitation de ressource locales (sites, monument, vestiges, fêtes, etc.), favorisant le lien entre des connaissances acquises à l’école et l’environnement des élèves. Les classes à projet artistique et culturel rendent par exemple possible la participation d’un acteur de la vie culturelle au projet de la classe. Au lycée, ce sont les élèves qui choisissent le thème de leur TPE.

Exemple de classe à projet artistique et culturel : découverte d’un quartier, ou de la ville, à l’aide de plans, de documents, de maquettes, de parcours dans la ville, de rencontres avec les acteurs culturels et politiques. Les élèves apprennent à lire ainsi la ville dans ses dimensions spatiales et historiques. Ils peuvent restituer ce travail en animant eux-mêmes des visites de la ville.

Exemples d’itinéraires de découverte sur le thème du patrimoine : l’étude de la mosaïque en latin et en arts plastiques ; la tapisserie de Bayeux en français et en histoire ; la vie médiévale à travers l’enluminure, l’art du vitrail ou les chansons de geste associant français, histoire et arts plastiques...

Exemple de TPE : le thème de « La Ville » a suscité divers travaux de recherche sur l’architecture et l’histoire d’un quartier ou d’un monument, présentés sou forme d’exposition, de montage audiovisuel ou de dossier illustré. Autres exemples de travaux en relation avec le patrimoine : « une ville vue par des artistes différents », la vie populaire à travers la chanson, le nombre d’or dans l’art.

Exemples de PPCP : adaptation d’une scène du « Mariage de Figaro » jouée par des marionnettes en costumes d’époque, participation à la restauration d’un château, étude de terroirs à travers la gastronomie…

Des activités artistiques et culturelles complémentaires :

Parfois soutenues par les collectivités et différents départements ministériels, ces actions sont rendues possibles par des opérations nationales. Elles peuvent s’inscrire aussi dans des dispositifs locaux. Ces actions relèvent de l’initiative des enseignants ou de la communauté éducative. En fonction de la situation locale, du projet d’école ou d’établissement et des partenariats, elle se concrétisent de façon diversifiée, en s’adaptant à la spécificité des territoires. Ces activités permettent souvent un prolongement hors du temps scolaire.

La classe culturelle transplantée “ patrimoine ” consiste en un séjour d’une semaine, proposé aux élèves des écoles primaires ou des collèges. Elle permet de découvrir les richesses d’un site présentant un intérêt (historique, architectural, ethnologique), son environnement, les témoins historiques et artistiques qui le marquent et la vie qui l’anime aujourd’hui .

L’atelier de pratique artistique “ patrimoine ”: à l’école primaire, il est animé conjointement par un maître et un intervenant du secteur culturel. Il offre un parcours de découverte qui se déroule pendant 4 à 6 semaines si possible, dans un cadre emblématique (musée, dépôt d’archives, bibliothèque, monument école des beaux-arts, centre d’art contemporain…). Au collège, il est animé par des professeurs de différentes disciplines (arts plastiques, lettres …), durant 2 à 3 heures hebdomadaires, pour des élèves volontaires. Au lycée, il est proposé aux élèves qui en font la demande. Leur engagement dans un projet de réalisation ou de production est un préalable. Les actions de conservation ou de restauration sont encouragées.

“  La Rencontre avec l’œuvre d’art ” : vise un contact direct et sensible avec des œuvres d’art, en partenariat avec des musées, si possible dans l’environnement proche de l’établissement pour permettre à l’élève de réunir les éléments d’une connaissance approfondie de ces œuvres du patrimoine. En prolongement, la galerie d’école ou d’établissement accueille des œuvres d’art prêtées par des institutions culturelles. Les actions mettent l’élève, plusieurs fois dans l’année, au contact direct des productions artistiques. L’inscription de l’art dans l’espace quotidien permet une imprégnation susceptible de marquer le goût durablement. L’accrochage des œuvres, l’organisation du vernissage d’une exposition sont l’occasion notamment de rencontres fructueuses des élèves et des enseignants avec les professionnels, les artistes, les parents d’élèves, la communauté éducative dans son ensemble. Les démarches de médiation assumées par les jeunes entre les œuvres et leur public encouragent leur mobilisation. Le renforcement des liens entre l’Ecole et les structures culturelles impliquées facilitent les visites, y compris hors temps scolaire, et la participation des élèves à la vie culturelle de la Cité.

L’opération « Adopter un jardin » est une opération lancée en 1996 par le ministère chargé de la Culture, en partenariat avec les ministères chargés de l’éducation nationale, de l’environnement et de l’agriculture.
Elle a permis de réaliser des projets originaux auprès des classes du premier et du second degré dans presque toutes les régions sur la thématique des jardins.

Pour plus de renseignements, contacter la DRAC de la région concernée.
Une nouveauté :la Charte territoriale d’éducation au patrimoine
Le dispositif des chartes d’éducation au patrimoine « Adopter son patrimoine » a fait l’objet d’une circulaire interministérielle entre les Ministères de la Culture et de l’Education Nationale (B.O du 2 mai 2002). Elle a pour principe de fédérer un programme d’éducation au patrimoine pour le maximum de classes au niveau d’une ville ou d’un département. Elle suppose de recenser tous les projets territoriaux d’étude, de restauration, de réhabilitation ou de valorisation du patrimoine. Elle crée pour les classes une dynamique d’apprentissages et de découvertes autour d’une connaissance vivante du patrimoine : les élèves en deviennent aussi les acteurs. Les différents projets peuvent rassembler élèves, parents d’élèves, enseignants, collectivités locales, entreprises privées, associations au niveau d’un quartier, d’une ville, d’un canton ou d’un département sur le thème de l’éducation au patrimoine. Ces chartes, intégrées parfois dans des contrats éducatifs locaux, se prolongent souvent dans la découverte du patrimoine dans des activités hors temps scolaire.

Les principaux interlocuteurs de l’éducation nationale
A qui peut avoir affaire un enseignant qui veut travailler sur le patrimoine ou un acteur culturel qui veut développer une action éducative ?

Pour l’ensemble des niveaux :

Le Recteur :
Placé sous l’autorité directe du ministre, il est chargé de mettre en œuvre la politique de ce dernier au niveau d’une académie.

Le Délégué académique à l’éducation artistique et à l’action culturelle (DAAC)
Placé sous l’autorité directe du recteur, travaillant en étroite collaboration avec les inspecteurs d’académie-inspecteurs pédagogiques régionaux (IA-IPR), et avec les inspecteurs de l’Education nationale chargés de l’enseignement professionnel, il coordonne le rôle de pilotage des services académiques pour la politique ministérielle en faveur de l’éducation artistique et de l’action culturelle en partenariat avec les ministères concernés et les collectivités territoriales.

L’Inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation nationale (IA-DSDEN) et l’inspecteur d’académie adjoint (IAA) sont chargés d’animer et de mettre en œuvre dans le département, en liaison avec les recteurs d’académie, la politique éducative du ministre chargé de l’éducation.

Le Coordinateur départemental est placé sous l’autorité de l’Inspecteur d’Académie pour faciliter, diversifier et développer les initiatives sur les arts et la culture en particulier dans le premier degré. Il travaille en étroite liaison avec le Délégué à l’Action Artistique et Culturelle° et en concertation avec les inspecteurs chargés de circonscription, les conseillers pédagogiques spécialisés et généralistes. Il peut organiser et enrichir la liaison entre l’école et le collège, avec les IA-IPR qui ont en charge les enseignements artistiques.

Pour le 1er degré :

L’Inspecteur de l’éducation nationale (IEN) du 1er degré exerce sa fonction dans le cadre d’une circonscription dont ils a la responsabilité, sous l’autorité de l’IA, directeur des services départementaux de l’éducation nationale (IA-DSDEN).

Le Conseiller pédagogique est un enseignant maître formateur qui exerce ses activités sous la responsabilité de l’Inspecteur de l’éducation nationale° dont il est le collaborateur direct. Son action s’inscrit dans le cadre du programme de travail de circonscription (de l’échelle de un ou plusieurs cantons) arrêtée par l’inspecteur d’académie. Il est un partenaire essentiel dans la formation des enseignants du 1er degré comme garant de la polyvalence du métier, comme expert d’une articulation efficace entre les savoirs théoriques et la pratique professionnelle, capable de distanciation par rapport à la diversité des situations et des démarches d’enseignement

Le second degré

L’Inspecteur d’académie -Inspecteur Pédagogique Régional (IA-IAPR) assure quatre missions fondamentales : une mission d’impulsion, une mission d’évaluation des politiques ou des organismes éducatifs et du fonctionnement des établissements scolaires, une mission d’inspection des personnels enseignants du 2nd degré et une mission d’animation. Il exerce ses fonctions dans le cadre d’une académie dont il a la responsabilité, seul ou à plusieurs selon les disciplines ou spécialités, sous l’autorité du recteur d’académie et en liaison avec l’inspection générale de l’éducation nationale (IGEN).

Le chef d’établissement scolaire à l’école primaire, au collège, au lycée et au lycée professionnel peut être porteur avec les enseignants d’un projet patrimoine intégré à son projet d’établissement.

Les services éducatifs et missions éducatives dans les musées et les services d’archives
Un certain nombre d’enseignants, en particulier du 2nd degré assurent des heures de service dans le cadre des services éducatifs d’institutions culturelles (circulaire BO 93-142), en particulier des musées et des archives départementales. Ces enseignants en coordination avec les acteurs de l’institution culturelle assurent de l’information, du conseil aux enseignants, interviennent dans des formations locales, dans la valorisation de certaines expériences innovantes.